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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Malheur à tous ceux qui n’ont jamais connu l’amour dans une union pérenne !


cimetière de chaville

 

             Vraiment touchant ce couple ( et combien d'autres ?) ! Jean Le Flohic né en 1906 décédé en 1986 et son épouse, Marie-Delphine, née en 1907, qui le suivra un an plus tard, tous deux encore et toujours unis dans la vie comme dans la mort !

              Faut-il s’en réjouir néanmoins ?

Années 1900... génération de femmes dites « soumises et effacées"... comme congédiées...

Marie-Delphine aurait-t-elle vécue dans l’ombre de son conjoint ?

Elle se serait alors, en toute logique, éteinte avec lui comme si, en partant, son époux avait emporté une grande partie de son souffle de vie à elle ?

             Combien d'interrogations encore !

 Nul doute : le tort d’une certaine modernité c’est bien d’avoir jeté le discrédit sur une telle union… c'est d’en avoir fait le procès au nom de la lutte contre la servitude d’une condition féminine haïssable.

             N'empêche : malheur à tous ceux qui n’ont jamais connu l’amour dans une union pérenne !

 

                                                              ***

             Qu'à cela ne tienne...

Comme je passais devant toutes ces tombes, m'y attardant parfois - visages, noms et prénoms, dates de naissance - allée après allée, c’est alors que j’ai commencé à verser des larmes sur ceux que je n’avais pas encore perdus mais dont je me voyais déjà devoir honorer et entretenir le souvenir, contraint, impuissant, penché sur leurs tombes, moi désarmé... ... et puis finalement bien présomptueux car, rien n’indique que je ne les précéderai pas dans ce lieu...

Eh oui ! En effet ! Mais que voulez-vous : on ne se contient jamais assez ! Faut que ça déborde, toujours !

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