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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Que faire du cinéma de Bertrand Tavernier ?

Billet de blog publié en 2002 

 

Tavernier par-ci, Tavernier par-là...

Même France-Inter n'est pas en reste qui parle d'une "balade enchantée à travers le cinéma avec pour compagnon de route, le cinéaste Bertrand Tavernier." - ICI

Plus lourdaud que lourdingue, il y a chez Tavernier quelque chose d'épais et de gras, immanquablement. En effet, le cinéma de Bertrand Tavernier (né 1941) a la fâcheuse habitude de s'écrire et de se déployer, là, sous nos yeux,  à gros, très gros traits... feutre rouge vif ; sans doute Tavernier craint-il que l'on rate son propos ; en effet, le cinéma de Tavernier est un cinéma à message ; du moins telle semble être son ambition.

                 Les films de Tavernier sont comme ses interventions : sur-écrits, sur-joués ; Tavernier n'est pas un sanguin, c'est un addict du pathos car tout est pathos et affects chez lui. 

               Si Tavernier fait partie de ces réalisateurs qui ont commencé leur carrière comme critique.... - or, on savait la critique facile... du moins, plus facile que l'Art cinématographique - pour cette raison, il aurait vraiment dû se méfier car force est de constater que Tavernier n'a jamais compris que le cinéma c'est la révélation (dans le meilleur des cas : Tarkovski, Bergman...) et non la démonstration. Quant aux acteurs, tous devraient savoir qu'il ne faut jamais rien montrer ; il faut tout simplement "être".

             Mais alors : que faire du cinéma de Bertrand Tavernier ? La réponse ne tardera pas : poubelle-3-c32b2.jpg

 

 

 

1 - Dans la brume électrique (In the Electric Mist)- dans ce film de 2009, bien que bavard, il n'est pas sûr que le réalisateur ait su (et compris lui-même) le message qu'il a tenté de faire passer à nous pauvres spectateurs. Il est vrai que c'est tellement difficile d'avoir quelque chose à dire ; tout aussi difficile de savoir le dire... pour ne rien dire des cas où on pensait avoir quelque chose à dire.... à tort : n'ayant, dans les faits, rien à dire. Tavernier semble le candidat parfait pour ce genre de méprise.

 

Pour prolonger, cliquez : Cinéma, de film en film de salle en salle

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