Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

USA-Allemagne : un même horizon

angela merkel, barrack obama, accord de libre échange, tafta, ttip,allemagne, europe,

 

               Barack Obama a entamé dimanche une visite en Allemagne, chez Angela Merkel, la partenaire européenne la plus respectée, choyée et respectée par les USA, avec qui il souhaite défendre le libre-échange.

Le président américain doit inaugurer le salon industriel de Hanovre, grand-messe du "made in Germany", un tremplin idéal pour promouvoir l'accord de libre-échange actuellement négocié entre l'Union européenne et les Etats-Unis, connu sous les acronymes TTIP ou Tafta.

               "Nous n'abandonnerons pas nos efforts pour négocier un accord de libre-échange avec notre plus grand partenaire, le marché européen", a assuré M. Obama, qui souhaite un accord avant de quitter le pouvoir en fin d'année.

Comme un fait exprès, la chancelière allemande a formulé le même souhait.

______________

 

 

                  Dans les faits, l'approche allemande et américaine de la "gestion" de l'Europe, ce qui implique nécessairement l'affaiblissement de la Russie, voire sa marginalisation définitive de la scène internationale -, est bel et bien complémentaire. Et si la France est absente c’est qu’elle est de fait... hors jeu.

Certes,  l'Allemagne est un peu l'Israël de l'Europe : porte-avion américain, elle a toutefois son propre agenda : son caractère national et son histoire le lui commandent, et plus encore depuis que la France, sous la présidence Hollande, a choisi de se laisser porter par les événements provoqués tantôt par l’Allemagne, tantôt par les USA.

Pensez un instant seulement à Donald (Mickey) Tusk, de nationalité polonaise, russophobe comme ce n'est pas permis ! Nommé Président du conseil européen, il est bien l'homme des USA et de l'Allemagne qui a soutenu sa candidature : c'est un libéral pur jus en matière économique (sous-financement de l'Etat et guerre contre les salaires) ; ce qui n'est pas fait pour déplaire à Merkel, l'esclavagiste de la classe ouvrière d'Europe de l'est : en effet, l'Allemagne distribue des salaires compris entre 1 et 5 euros de l'heure.

 

angela merkel,barrack obama,accord de libre échange,tafta,ttip,allemagne,europe


                Quant à notre pauvre France, si aujourd’hui elle semble absente de l’Europe et de la conduite de son destin et de l’histoire qui s’y écrit jour après jour - l’Allemagne et les USA y faisant leur marché sans nous, distribuant tous les rôles -, ce sont les circonstances qui l’auront voulu : la médiocrité et la lâcheté sans précédent de ceux qui occupent l’Élysée et Matignon, et plus généralement… celle de la classe politique y sont sûrement pour quelque chose ; pour preuve, le fait qu’aucune voix ne s’élève contre le hold-up allemand et américain sur l’Europe.

Et la venue à L’Elysée de Juppé en 2017 n’arrangera rien ; aux premiers éternuements de la Commission européenne, des USA, d’Israël et des monarchies du golfe - business oblige, en ce qui concerne ces dernières ! -, on imagine sans difficulté un Juppé faisant un bon en arrière à perte de vue.

 

              On n'aura pas manqué de noter qu'aucun président français n'a été aussi "populaire" à Washington, à Tel-Aviv et à Riyad et jamais autant "impopulaire" ici en France. Rien de surprenant à cela, les trois pays précédemment cités n'ont qu'un objectif : affaiblir la France, la seule voix indépendante de l'Occident depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. D'où la remise des clés de l'Europe à une diplomatie allemande si favorable au traité TAFTA, autre instrument destiné (entre autre) à rayer la France de la carte géo-politique mondiale (avec la Russie) en tant qu'opposant à l'hégémonie américaine : complice oui ! Mille fois oui ! Indépendante ? Non !

              On pourra quand même s’étonner d’une chose : que ce ne soit pas un Cagliostro... non ! plus affligeant encore : une « du Barry » ou une « Pompadour » qui mène la danse tout en conduisant les affaires de l’Etat.

Une putain et une demi-mondaine donc, à une époque où la politique de la France se décidait dans les chambres à coucher (avant la venue salvatrice d’un Talleyrand balayé plus tard par « la corbeille »), même si leurs équivalents masculins qui ont tenu (et tiennent) un temps les rênes non pas du « pouvoir » mais de la soumission aux plus forts qui vous dictent tous vos choix, n’en ont pas été et n’en sont pas, aujourd’hui encore, si éloignés que ça ; les backrooms non plus, comparés aux alcôves d’antan.

                 Tout cela annonce une farce macabre pour le plus grand plaisir de ceux qui n’ont qu'un seul souhait : que la voix de la France se perde à jamais dans le concert assourdissant des nations sans voix ni volonté.

 

***

 

Le traité transatlantique (TAFTA) expliqué en quelques minutes

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :