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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Après Montauban et Toulouse...

            

                 Appel au soulèvement de la communauté juive de France contre ses élites

 



Israël est un allié.

Soit !

Mais alors... il ne peut s'agir que d'un allié dont les pratiques appartiennent désormais à cette région du monde qui n'a de cesse de cultiver une incapacité au pardon et à la compassion envers quiconque ne possède pas les mêmes attributs religieux, ethnique ou politique.


Israël est une démocratie.

Certes ! Des élections libres sont régulièrement organisées, même si l'on est bien en mal de trouver une opposition digne de ce nom.

Si Israël est une démocratie, on ne pourra pas s'empêcher de penser qu'il s'agit là d'une démocratie dont le modèle serait la France des années 50 : Etat démocratique entre deux montées dans le Djebel et, - pour ne pas en être redescendus les mains vides -, deux séances de torture dans les caves d'Alger.  

                                                                   

***

 

Rebonds et échos ! (avec effet Larsen)

En France, tensions communautaires sans nombre, vampirisation par la question israélo-palestinienne de tous les débats touchant de près ou de loin à l'unité et à l'Histoire nationales : celle d'hier, d'aujourd'hui... et de demain.

Dépérissement de nos capacités de raisonnement et d'analyse ; impossibilité d'identifier toute cause susceptible d’engendrer des effets indésirables, et contre lesquels, pourtant, des actions doivent être menées : les uns, ne voyant que les effets, les autres, que les causes.

Quête identitaire incessante, au questionnement alambiqué, voire... labyrinthique, partagée par tous les acteurs en présence : "Qui suis-je, là où je suis ? Et quand j'y suis... y suis-je vraiment et avec qui ? Y suis-je chez moi ou bien, chez eux ? Mais alors… puis-je opter pour une sortie en douce chez un chez moi qui ne serait pas chez eux mais chez nous ?"

Tout le monde est tenu de se prononcer et de se positionner : l'extrême gauche, les alter-mondialistes, les tribunaux, les rappeurs, les tribuns obscurs aux revendications si peu compréhensibles dans leur exposition, et les intellectuels dont certains d'entre eux choisissent de se replier - parjure suprême -, sur leur appartenance religieuse ou ethnique et qui, de ce fait, cessent d'être des intellectuels pour revêtir les habits de propagandistes ;  la classe politique, elle, démissionnaire là aussi, demeurant étrangement silencieuse.


Et pour finir, la fin justifiant les moyens : culpabilisation, rackets moral et intellectuel, chantage à l'antisémitisme des uns, chantage au racisme des autres dans un labyrinthe infernal de règlements de comptes de toutes sortes, coups tordus, cris d'orfraie, mauvaise foi caractérisée, tartuferie à peine déguisée, pompiers pyromanes en tous genres ; et nombreux sont les cas qui relèvent plus de la médecine de l'âme (psychiatrie et psychanalyse) que d'un positionnement idéologique et politique quel qu’il soit.
                                                                                 

           Et puis là-bas, loin mais… tout près d'ici : l’Etat israélien et son armée, toujours à battre le pavé, vaillante, le cœur à l’ouvrage, accompagnée de ses sbires-mercenaires que sont les colons, le Hezbollah et le Hamas.

Le Hezbollah qui poursuit ses propres objectifs au détriment de l’unité libanaise et des palestiniens, et ce faisant, renforce la politique de l’Etat israélien.

Le Hamas : un Hamas qui se contenterait bien d'un Etat palestinien en Cisjordanie seule, pourvu qu'il en soit à sa tête, tout en se gardant de le faire savoir publiquement pour ne pas démobiliser ses troupes de choc.

Les colons israéliens que l'on déplace comme du bétail et qui suivent le mouvement : ligne rouge, ligne verte : Nord, Sud, Est, Ouest.... boucliers humains, les colons ?

Et les autres colons, armés jusqu'aux dents ceux-là, et qui ne bougeront pas !


            Et enfin... l’Autorité palestinienne qui n’a d’autorité que le titre, ménageant, telle une chèvre à son piquet, le loup et l’agneau dans sa propre bergerie ; Autorité dont les dirigeants sont le plus souvent dans l'obligation de dormir à la belle étoile, en attendant qu'une place se libère.

 Tous contre tous donc pour effectuer le sale boulot de cet Etat qui prospère sur le dos du Peuple israélien (qui tente de vivre à l'intérieur des frontières reconnues par  l'ONU), et plus grave encore, sur le dos du plus faible et du plus exposé : le petit Peuple palestinien.


            Jamais, dans l'histoire récente, un peuple n'a eu à faire face à une telle coalition rassemblée dans le cadre d'un tournoi, pour un jeu de massacre allègre, sous le patronage de cette machine infernale qu'est l'Etat israélien. Et avec quel brio !


                                                                               

***

 

 

            Machiavel que l'Etat Israélien a lu dans le texte, et entre les lignes aussi, en long, en large et dans les marges, jusqu’à la caricature (1), avant de compléter l’œuvre du Maître avec quelques chapitres supplémentaires pour une réactualisation qui s'avérait urgente : en effet, le Prince a revêtu les habits de la démocratie... Machiavel est hilare : l'élève a dépassé son Maître.

Oui ! Hilare Machiavel ! Face au petit Peuple palestinien incarné pour l'occasion, dans la personne de Don Quichotte! Et alors que la création d'un Etat palestinien est devenu aujourd'hui une nécessité absolue si ce peuple doit continuer d'exister dans des conditions que l'on qualifiera d'humaines... halluciné, ce petit Peuple avec son espoir illusionné d'un avenir qui semble continuellement lui faire face mais… de dos, quand il trouve encore la force de se retourner, pour mieux le voir disparaître cet avenir, condamné à ne jamais voir la fin de son calvaire.     


          

***   

                 

          A vouloir organiser le pire pour les autres, on finit toujours par organiser le pire pour soi-même. Si l'homme n'a pour pire ennemi que lui-même, il se pourrait bien que la communauté juive d'Europe ait pour pire ennemi : la politique de l'Etat d'Israël depuis 1967.    

         Aussi... à l'heure où la mort qui colle à la peau de l'injustice faite au Peuple palestinien a encore frappé sur le sol français, après Montauban et Toulouse,  de grâce, dans les heures, les jours et les semaines à venir... épargnez-nous les déclarations et autres discours de tous les porte-drapeau d'un Etat et les porte-voix de la politique de ceux qui depuis 1967 n'ont eu de cesse d'organiser le malheur pour les autres et pour eux-mêmes, à savoir : la classe politique de l'Etat d'Israêl, les généraux de son armée et les incontournables colons installés sur une terre sur laquelle la Communauté Internationale ne leur reconnaît aucun droit (la Cisjordanie), trouvant tout naturel d'y travailler, de s'y marier et d'y élever leurs enfants une arme à la ceinture sous la protection d’un barbelé, d'une jeep et de ses soldats. 

 

          Que toute la communauté juive de France se soulève contre ses élites et refuse d'être plus longtemps les dindons d'une farce tragique, et finalement les otages et les victimes d'une politique dans laquelle il n'y a rien à sauver.

         Cela n'a que trop duré pour eux comme pour nous tous qui ne sommes ni Juifs, ni Arabes, ni Musulmans, ni Maghrébins car c'est notre République que l'on assassine jour après jour !

 

__________________

 

1 –  De Machiavel, père de la science politique, et non théoricien dans l’art de se tirer une balle dans le pied, il semblerait que l’Etat israélien n’ait retenu que ceci : affaiblir l’ennemi jusqu’à sa déchéance et sa désintégration sociale et psychologique sans considération éthique ni morale – l’ennemi ne méritant rien.

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