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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Quand Jacques Rancière plébiscite le tirage au sort

 

 

... contre la haine de la démocratie !

 

 

"La pire des choses c'est que ceux qui veulent le pouvoir l'obtiennent"

 

 


               " ... le « Non » au référendum sur la Constitution de l’Union Européenne en 2005, n'est certes pas la manifestation de l’arriération et du populisme d’un « peuple » incapable de comprendre les enjeux et la nécessité de la construction d’un nouvel ordre mondial, même si "dans l’esprit de ceux qui soumettaient la question à référendum, le vote devait s’entendre comme une approbation donnée par le peuple assemblé à ceux qui sont qualifiés pour la guider". Mais comme on le sait « la principale surprise du référendum a été celle-ci : une majorité de votants a jugé que la question était une vraie question, qu’elle relevait non de l’adhésion de la population, mais de la souveraineté du peuple et que celui-ci pouvait donc y répondre non aussi bien que oui ». Et Jacques Rancière de dénoncer l’explication trouvée par « les oligarques, leurs savants et leurs idéologues » : « si la science n’arrive pas à imposer sa légitimité, c’est en raison de l’ignorance. Si le progrès ne progresse pas, c’est en raison des retardataires. Un même mot, psalmodié par tous les clercs, résume cette explication : populisme » - à propos de l'ouvrage " La haine de la démocratie" de Jacques Rancière, Paris, La Fabrique, 2005, vu par Duvoux Nicolas

 

 

 

             "Les chercheurs produisent du savoir : chercheur c'est un métier ; intellectuel c'est un statut. Une personne qui pense produit de la pensée, qu'il soit ouvrier ou universitaire."

 


              "... reprenant à la racine (étymologique) cet épisode du "non" au référendum qui a été ressenti par les « élites » comme une apocalypse, c’est-à-dire comme un révélateur, Jacques Rancière s’engage dans l’étude des soubresauts tragi-comiques de l’intelligentsia « républicaine » française des vingt dernières années. Il y met en lumière la présence d’une « haine de la démocratie » qui se résume à un mot d’ordre simple : « il n’y a qu’une seule bonne démocratie, celle qui réprime la catastrophe de la civilisation démocratique »  - à propos de l'ouvrage " La haine de la démocratie" de Jacques Rancière, Paris, La Fabrique, 2005, vu par Duvoux Nicolas

 

                          La suite ICI

 

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Pour prolonger, cliquez : Rencontre autour du Tirage au sort

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