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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Polanski, ses soutiens et l'industrie du cinéma : déchéance et cynisme moral à tous les étages !

 

 

 

Trois attitudes peuvent sans difficulté poser un problème à quiconque place la décence au-dessus de tout dans les affaires qui touchent à l’intégrité physique et morale des êtres humains et à leur témoignage.

Aussi, ce qui s’avère être « l’affaire Polanski » fait bel et bien partie de ce type d’attitude.

 

Pour commencer :

 

L’attitude de l’intéressé qui, à aucun moment, n’a jugé moralement nécessaire de s’adresser à l’opinion publique ni de répondre à qui que ce soit à propos des accusations d’abus sexuels dont il est la cible depuis des années. A aucun moment, il a jugé bon de s’expliquer. 

Cette attitude le condamne…

 

 

                   Autre attitude ; celle de l’industrie du cinéma et de ses salariés-acteurs-actrices frileux à l’idée de devoir communiquer publiquement leur malaise : carrière oblige car derrière Polanski, il y a des producteurs qui décident si un film se fera et avec qui. 

 

Leur indifférence à tous, à quelques exceptions près, l’absence totale de solidarité entre acteurs et actrices particulièrement lorsque l’une d’entre elle rompt le silence au sujet du recours au harcèlement et au viol par les pontes de cette industrie - producteurs et metteurs en scène confondus -. expliquent sans doute la raison pour laquelle des pratiques délictueuses et criminelles au sein de cette industrie demeurent impunies.

 

Rappelons ceci à toutes fins utiles : si le harcèlement est un délit, en revanche, le viol est un crime.  

 

Aussi, étant donné le climat qui entoure l’attitude de Polanski et de ses soutiens ( communautaires aussi), et si l’on ne saurait remettre en cause la qualité de travail du réalisateur, est-il vraiment nécessaire de lui accorder un énième prix et d’accepter qu’il soit présent sous les feux de la rampe muet et ravi d’être une fois encore encensé par ses pairs ?

 

Certainement pas.

 

                 En dernier, la justice ; une justice qui semble incapable de mettre un Polanski qui se cache derrière une armée d’avocats, face à… disons… ses devoirs en tant que personnage public ; une justice qui encourage l’impunité qui entoure le réalisateur et cette industrie du cinéma. 

 

 

 

 

                     On ne manquera pas de noter qu’à chaque étape de la sanctuarisation et de la sacralisation de Polanski, on trouve à ses côtés l’inénarrable Catherine Deneuve : présence opportuniste et intéressée avec comme arrière-pensée : « Polanski a encore un peu de jus, il fera bien un ou deux films. Autant en être ! ».



Allez savoir ! 



Deneuve n‘a jamais connu le harcèlement ni le viol : elle s’en vante ; faut-il alors lui rappeler qu'il y a harcèlement et viol quand on dit « Non ! » ?



Il est vrai qu’il n’y a pas mieux qu’une femme pour cracher au visage d’une autre femme ; en particulier, cracher sur son témoignage quant aux abus sexuels dont elle a pu être la victime. Tous les hommes savent ça ; ils en profitent allègrement ; ils appellent ça : "rivalité féminine."



Aussi, les années passant, force est de constater que cette actrice, aujourd’hui, ferait une excellente mère maquerelle ; nul doute, elle en a la mentalité : « Va ma fille, va tapiner ! Monte dans sa chambre ; et quand tu auras signé, tu me verseras dix pour cent de ton cachet ! » ; un peu à la manière d’une Françoise Giroud qui conseillait à ses troupes féminines de «coucher » afin de recueillir des informations sur l’oreiller.



                 Un constat s'impose à nous tous : il y a chez Polanski et son entourage professionnel et non professionnel ( son épouse) un climat d’une arrogance rare ; une arrogance propre à ceux à qui on a trop souvent tout pardonné ; et cet entourage pourri-gâté semble hurler à la face de l’opinion publique depuis des années : « On vous emmerde, vous et vos jérémiades moralistes de puceaux et de pucelles de l’existence ! »

 



                Déchéance et cynisme moral à tous les étages à l’image de cette industrie cinématographique qui nous sert, ici en France, année après année, des films d’une médiocrité croissante ; raison pour laquelle ce cinéma est absent au palmarès des deux derniers grands festivals : Venise et Berlin.

 

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