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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

A propos de tous les Julian Assange d'aujourd'hui et de demain : qui est à même de leur porter secours ?

Ce qui suit, vient éclairer la nature de notre soutien à Julian Assange :

- Notre instinct

- Notre émotion

- Notre capacité de raisonnement

 

                  D'instinct nous sentons que le procès qui est fait à Assange est d'une nature politique ; qu'il y a "anguille sous roche".

Les conditions d'existence de Julian et le sort qui l'attend s'il est extradé, appellent la compassion.

A chaque fois que nous sommes confrontés aux médias de nos dix milliardaires ( à leurs choix éditoriaux - radio, télé, internet, papier), nous réalisons à quel point le travail de Wikileaks et d'un journalisme de révélation et d'investigation du réel est d'une nécessité absolue.

D'autant plus que nous sommes attachés à cette information qui prend à bras le corps le questionnement suivant : qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui ?

 

Aucun Etat ne peut secourir Julian Assange qui soit un allié du pays mis en difficulté par la révélation de ce que ce pays souhaitait cacher ; la France, l’Allemagne, l’Italie n’ont pas plus intérêt que les USA à ce que soit révélé ce que ces Etats souhaitent dissimuler à leur population aujourd’hui et demain. D’autant plus que l’on ne met pas en difficulté un allié sans risquer des représailles dommageables. Plus fort est cet allié, plus dure sera la sanction. 
 

Ou bien, on pensera à un Etat qui ne soit pas un partenaire : la Russie, l’Iran. Mais est-ce une solution ? Assange se verrait alors qualifié d’agent de l'une des deux nations ; ce qui ruinerait sa crédibilité et sans doute aussi, une partie du soutien de ceux pour lesquels il est temps que les Etats et les Multinationales cessent de bafouer le droit en toute impunité en mentant et en cachant leurs malversations et leurs crimes à l’intérieur de leur frontière comme à l’extérieur. 
 

Qui et quoi d'autres ? Les locaux inviolables d’une ambassade, Assange devenant alors le prisonnier ad vitam aeternam de celui qui lui aura porté secours ? 

 

La question persiste : comment protéger les Assange d’aujourd’hui et de demain ? Qui est à même de le faire ? Les médias dominants ? Là encore, qui parmi les milliardaires qui possèdent les médias français et européens se portera volontaire alors que ce milliardaire n’a aucun intérêt à ce que des Assange se multiplient et prospèrent ? 

 

Les journalistes de ces mêmes médias ? Quels salariés accepteront de ruiner leur carrière puisque en se mobilisant, il signerait un arrêt certain à leur avenir dans la profession qui est la leur ? 

 

Les Intellectuels et les leaders d’opinions médiatiques et politiques ?

 

Les intellectuels, du moins ceux qui font entendre leur voix,  dans une écrasante majorité situés au centre, centre-droit, à droite... voire à l'extrême-droite (avec les intellos de la fausse gauche - le PS, on est guère mieux lotis puisqu'ils soutiennent la politique étrangère des USA via leur soutien à Israël), se sont tous, peu ou prou, ralliés aux USA et à sa politique internationale ; d’où leur silence.

 

Quant aux leaders d’opinions… là encore, employés par les médias, ils ne peuvent que se ranger aux côtés de ceux qui signent les chèques en fin de mois.   

 

Le showbiz (ou business-show) ? Les enjeux impliqués dans la menace d’une extradition de Julian Assange vers les USA les dépassent tous et leurs producteurs et les multinationales d'une musique qui se vend comme du savon à barbe, pourraient les en dissuader rapidement ; ils en ont les moyens.
 

                   Reste alors la Vox populi… vous et moi, et tous les autres, car il semblerait en effet que seule une mobilisation de tous soit à même d’offrir aux Julian Assange de demain une solution. Bien maigre consolation puisque l'Etat et tous les acteurs des médias dominants censés soutenir l'avenir du journalisme d'investigation capable d'adresser la question du "qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui" ne nous entendront pas. 

 

 

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