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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

L'abattoir des médias dominants : ceux qui luttent doivent-ils encore se livrer aux médias de nos milliardaires et pour quel résultat ?

 

                  Dans les faits, Branco et ceux qui luttent n’ont pas besoin de BFM ; en revanche, BFM et tous les médias du système ont besoin de faire venir dans "leurs abattoirs" tous ceux qui refusent de se soumettre... 

 

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Si Branco doit continuer de s’investir contre la macronie en soutien des Gilets jaunes, en revanche, face aux médias qui sont hostiles envers tous ceux qui s'en prennent à la présidence de Macron ( comme toute autre présidence passée - et à venir), Branco doit se montrer beaucoup plus "malin"... 

Etre malin c'est tirer toutes les conclusions qui s'imposent suite à l'analyse de l'environnement médiatique dans lequel les disruptifs sont confrontés, et ce avant d'y intervenir ou de répondre aux convocations ( BFM par exemple ; car il s'agit bien de convocation devant un juge commissaire politique qui a revêtu les habits d'un journaliste).... car on n'a pas le droit de ne pas tenir compte de cet environnement sous peine d'être discrédité auprès de la majorité silencieuse qui n'a pour seule grille d'analyse de la réalité que ce que les médias lui donnent à penser.

Dans les médias de nos milliardaires, un activiste comme Branco ne peut que ressortir fragilisé s’il s’aventure sur leur terrain ; à chacune de ses interventions, il est assuré d’être considéré comme un militant "hystérique" contre un Macron que les salariés de ces médias soutiennent tous ; c'est cette image qu'ils chercheront à imposer auprès de l’opinion public. 
Alors que… dans les faits, Branco et ceux qui luttent n’ont pas besoin de BFM ; en revanche, BFM et tous les médias dominants ventriloques de la com de l'ELysée, de Matignon et du Médef ont besoin de faire venir dans "leurs abattoirs" tous ceux qui refusent de se soumettre à cette existence précaire qui leur est promise dans un environnement dépourvu d’honneur et de justice, pour mieux les exposer aux fins de les marginaliser en tant que "extrémistes fauteurs de troubles et et guerre civile qui remettent en cause les élections et la démocratie."
Mais alors, pourquoi y aller ? Et pour quel résultat ? L'égo de Branco aurait-il succomber à une addiction médiatique qui, à terme, le déconsidérera  - le syndrome Michel Onfray ?
Les médias, c’est le terrain hostile par excellence pour tous ceux qui sont impliqués dans un activisme politique très actif, et plus encore lorsque la cible est l’Elysée et quel que soit le locataire du moment qui ne peut, bien évidemment, n'être que le locataire du Système qui nourrit les médias et distribuent les salaires et les carrières ; dans ces médias, s’y comporter comme si l’on était sur un terrain favorable est une erreur ; sur BFM et ailleurs, l’audience est celle d’une opinion propre à ce qu’on appelle "la majorité silencieuse... " qui n’a pour seule grille d’analyse que celle qui lui est donnée par les médias l S’afficher comme étant au centre de la contestation... "anti-bande-à-macron"  - par exemple -, est le pire des dangers qui guette tout activiste, performant qui plus est, car plus on a d’influence (comme pour les hommes de pouvoir) plus on doit le cacher ou du moins relativiser son importance, pour prendre à contre-pied les médias et l’opinion publique que ces médias façonnent à leur guise. 

Appelons cette technique de communication en terrain hostile de "modestie militante feinte" d'autant plus que le "Nous" est toujours préférable au "Je".

"Modeste militant" contre "journaliste impartial", tous deux feints : le jeu alors s'équilibre. Comme on peut le voir : tout est dans la feinte.

Ce matin-là, chez "Bourdin direct", manifestement, cette salariée de BFM était en mission : discréditer Branco, lui et tous ceux qui l’entourent dont il soutient les luttes, d’une pierre deux coups. 
 A ce sujet, on perçoit dans cet entretien "punching-ball" que Branco peine face à cette salariée alors qu'il n’y a a priori pas d’enjeu pour Branco qui ne devrait ressentir aucune pression, d’autant plus qu’il est avocat ; il n’a aucune raison de se sentir acculé ; l’enjeu ( la pression, l’urgence) se trouve chez les médias qui ont besoin d’exposer Branco, de le faire venir chez eux et de le faire asseoir face à une salariée payée pour le discréditer. 
Une raison à cette difficulté que Branco rencontre : il ne se protège pas, il se met en avant ( "Je suis au centre de tout !") ce qui l’empêche de tenir compte du fait que son interlocutrice a pour objectif de l’abattre ou du moins, de l’affaiblir ; face à cette attitude, confronté à un environnement franchement accusatoire digne d’un procureur, il n’y a pourtant pas deux solutions ; une seule s’impose : mettre en cause les motivations réelles qui se cachent derrière chaque question, chaque intervention de cette "journaliste" : l'exposer à son tour.
Encore faut-il savoir le faire, me direz-vous !
Mélenchon sait très bien manœuvrer dans ce type de situation : il oublie un instant qu’il est "Mélenchon" et opte pour un positionnement moral ou qui relèverait de l’éthique, ou bien encore, de la déontologie professionnelle ; il quitte le terrain des médias au plancher pourri (mauvaise foi et discrédit), et fait comprendre à son interlocuteur que toutes ses questions, toutes ses remarques sont de parti-pris ; ce que cet interlocuteur ne peut en aucun cas professionnellement revendiquer. Aussi, très vite le salarié bat en retraite, le ton change, les questions se font moins pressantes : le "journaliste" baisse les bras. 
N’oublions jamais que ces hommes et ces femmes des médias, s’ils sont serviles, sont surtout lâches ; face au risque d’être explicitement démasqués, ils ont tôt fait d’abandonner leur rôle de procureur ou de commissaire politique.
 

 

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