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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Coronavirus covid-19 : l'après de l'après dé-confinement

 

         "Des événements ont lieu, et c'est la narration explicative qui est fausse, pas les événements eux-mêmes. L'analyse de la crise actuelle révèle aussi l'application  des techniques du pompier pyromane et du triangle de Karpman, c'est à dire le jeu de rôles bourreau/victime/sauveur.

Le pouvoir laisse la situation de crise s'installer, voire l'aide à s'installer, volontairement ou involontairement. Dans le réel, le pouvoir occupe donc la place du pyromane, donc du bourreau.

Puis, une fois que la crise est installée et en cours, le pouvoir se présente comme le sauveur, qui va donc nous sauver de la crise qu'il a lui-même installée furtivement, tel un pompier qui éteindrait l'incendie après l'avoir lui-même allumé discrètement." - Lucien Cerise

 

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Rappelons que le coronavirus Covid-19 n’est pas une crise mais un virus ; la crise c’est un État qui n’est plus en état de faire face à l’inattendu ; un État soutien inconditionnel depuis trente ans de la globalisation qui, année après année, a organisé sa propre impuissance à la demande de ceux  qui décident et décideront demain encore de la carrière d’une classe politique sans compétence réelle, sans éthique (personnel) ni morale.  

 

Quant au confinement dû à l’absence de masques et de tests…. le risque majeur c’est un dé-confinement sous la pression des acteurs économiques sans considération à terme pour la sécurité des salariés sur leur lieu de travail et dans les transports… car enfin, si vous cherchez des contaminés, vous en trouverez ! Ce que vous en ferez ensuite ? Qu'est-ce que votre système de santé va bien pouvoir leur proposer ? C'est la question

 

 

Au gré des déclarations des uns et des autres, contrairement à ce que les médias du CAC 40 et leur personnel tentent de nous faire croire, l‘État, le gouvernement, le directeur général de la santé ne changent pas d'avis : non ! Ils mentent tout simplement en fonction des moyens dont il ne dispose pas, en fonction donc de leur impuissance à tous. 

 

Pour cette raison, la crise actuelle représente bel et bien dans un avenir proche une opportunité pour les Etats : celle d’un chantier à ciel ouvert, grandeur nature, d’un test en soumission… des confinés, des salariés et des forces de polices : obéissance et silence.

 

On pourra ainsi sans difficulté faire le procès de cette absence de démocratie responsable du fait que l'on nous donne à élire depuis des années des individus qui n'ont aucune des qualités requises pour prévoir quoi que ce soit... Elysée, Matignon, Assemblée, Sénat, Conseil d'Etat, Conseil constitutionnel, médias de nos milliardaires... 

 

La communication des médias basée prioritairement sur le nombre de décès, elle, permet à ces mêmes médias de  passer  à côté de ce que cette crise sanitaire peut représenter pour le MEDEF et l'Etat qui ont le monopole du contrôle social, de la censure et de la violence, comme nouvelles opportunités dans les années à venir : on pensera aux conditions de travail, à la liberté d'expression et aux droits de manifester et de se rassembler d'autant plus que la gestion par l’Elysée et Matignon de la crise sociale incarnée par les Gilets Jaunes nous rappelle à toutes fins utiles qu’il n’y a pas de police républicaine a priori (répression dans le sang des soulèvements ouvriers ; Seconde guerre mondiale et Collaboration ; massacres dans les colonies ; guerre d'Algérie et exécutions sommaires sur le sol français - aujourd'hui, 50% d'entre eux votent RN)... car, dans les faits, il n’y a que des gouvernements républicains et une chaîne de commandement du même nom ; de là, par voie de conséquence, des ordres et des comportements républicains ou non.

 

Le travail comme variable d'ajustement du capitalisme coronavirussé, il faut maintenant craindre que le coronavirus ne soit l’ami des partisans de la soumission ! car la crise sera très formatrice : une période prolongée de confinement, la rupture des liens, de tous les liens, l’annonce journalière de décès, la peur… pour sûr, ça vous forme une femme et un homme à la soumission pour des mois, voire des années !

 

Déjà et encore, l’Allemagne est citée en exemple par les média situés à droite.

 

Ah ! La fascination de la droite, du Medef et de ses médias pour le modèle allemand et ce depuis les années 30 ! Chassez le naturel, il revient au galop !

 

 

***

 

              Dans la perspective d’un dé-confinement et de la suite que l’on pourra lui donner, d’aucuns s'interrogent : demain ressemblera-t-il à hier ? Ou bien alors, est-ce qu’un nouvel ordre verra le jour ? 

 

Jetez donc un coup d'oeil à cette une de Marianne : 

 

      

            Tous y vont de leurs suggestions et de leurs recommandations, universitaires, auteurs, associations, écolos de la première heure :  

 

 « Il faut profiter de cette crise pour sortir des énergies fossiles »

 

« Coronavirus : face à une telle crise, il faut un revenu universel »

               En ce qui concerne cette dernière recommandation on pensera à un «Tous au RSA.... et des primes en fonction des résultats et du niveau de soumission des salariés pour les salariés des classes populaires et petites classes moyennes ! »...

 

 

Toujours à propos des mois, des années à venir, sur France culture et dans les médias dits du centre-gauche, la bourgeoisie des centres de nos villes (majoritairement féminine : le réveil de l'instinct maternelle - pour peu qu'il ait un jour existé ? ) y va de son questionnement de « militant du dimanche » oublieuse du fait suivant : le silence qui est le leur à propos des questions de justice sociale et de liberté d’expression tout au long de l’année ; et aujourd’hui encore cette bourgeoisie se garde bien de critiquer ouvertement les locataires de l’Elysée, de Matignon et les ARS et son directeur Salomon.

 

On ne manquera pas de leur répondre à tous car trop grande est la tentation de le faire  :

 

 

           "Dis Julia, prépare-toi déjà à sortir de ton 200m2 parisien pour descendre dans la rue le moment venu ! Après on t'écoutera ! Parce que, ma petite, en un an, on t'a pas vue auprès des Gilets jaunes et à aucune autre manif !"

 

 

« Dis, Valérie… ta banderole c'est bien mais là où tu crèches, les caissières et les infirmières n'y vivent pas ! Aussi, avec ta banderole, c'est toi que tu affiches et personne d'autre. Et puis, c'est en famille qu'on lave son linge sale, pas en public !

Va donc Valérie t’afficher là où les caissières et les infirmières crèchent... »

 

Et puis ceci aussi : « Chère Valérie Manteau, de combien accepteras-tu de baisser ton niveau de vie ( tes revenus et tes avantages) pour que tout ce petit monde dont tu te soucies tant puisse vivre décemment de leur métier ? Et les Ehpads ? Combien es-tu disposée à perdre en confort (lieu de résidence, alimentation bio, vêtements de marque, transport en taxi chez l'esclavagiste Uber, vacances, aller-retour avion chez les compagnies low-cost sur le dos des salariés... ) pour que nos personnes âgées puissent mener une existence dans un confort digne de ce nom ? Tu veux que je te dise ? Je suis sûr que tu n'y as même pas pensé ! C'est à dire : faire le lien entre ton niveau de vie et le leur à toutes et à tous ... Sinon... pour répondre à la question posée : il faudra que tu abandonnes près de 30% de confort... et les caissières, et les infirmières et nos personnes âgées pourront prétendre une vie décente... Alors, toujours partante ? »     

 

           Des médias ne se privent pas de servir de relais à la communication de l’Elysée sans qu’un travail de journaliste ne soit effectué, transformant ainsi cette communication en propagande. 

 

Nous l’avons tous compris depuis trois ans : Macron, c'est de la com, que de la com... matin, midi et soir... une agence de com à lui tout seul dédiée à sa seule personne.
 

Des titres tels que  « Produire en France : le virage souverainiste de Macron ! » voient le jour. On peine à retenir un éclat de rire car enfin… il n’y a que les médias de nos milliardaires pour y croire ou feindre d’y croire alors que tous ceux qui ont sponsorisé ce locataire de l’Elysée, toutes les réformes santé, retraite, chômage, travail... ont pour seule origine ceux qui ne pensent qu'en termes de globalisation et de mise en concurrence de tout ce qui vit, rampe, marche et crève... 

 

             Est-ce que demain ressemblera à hier, oui ou non ?

 

L'alternative suivante en décidera : ceux qui contrôlent l'agenda politique et économique de Macron (ce pour quoi ils l'ont coopté) le souhaiteront-ils ? Si oui (car sous pression de la rue), Macron se fera alors un plaisir d'afficher un nouveau masque : le masque du repenti ; ce qui devrait lui garantir d'être ré-élu en 2022 ; dans le cas contraire, si le système ne se résout pas à abandonner une grande partie de son agenda ( à propos des réformes anti-sociales à mener, entre autres agendas) Macron devra boire le vin tiré jusqu'à la lie et le "Système" cherchera très vite un successeur pour 2022 ; ce qui ne le perturbera pas le moins du monde ; les candidats sont légion. 

 

L'avantage avec le personnel politique de ces 15 dernières années sur lequel le système  porte systématiquement son choix, c'est qu'il n’est porteur d’aucune conviction idéologique ; ce personnel sans éthique, sans morale et sans honneur, adhère à ce tout qui lui ouvre les portes d’une carrière florissante. 
 

Aussi, ce personnel très versatile peut à tout moment faire volte-face si son avenir professionnel l’exige ; là où des milliards étaient introuvables, voilà que ces mêmes milliards pleuvent par centaines. Macron ne s'opposera donc jamais à ceux qu'ils l'ont coopté d'autant plus que Macron sait qu’il n’a pas d'avenir politique en France ; la France est bien trop petite pour lui en termes d’opportunités ; aussi, ses 20 prochaines années, c'est à l'international que Macron les consumera tel un coq en pâte ; pour cette raison, Macron ne cessera jamais d'obéir à ceux qui lui assureront ce confort tant convoité au sein d'un environnement concurrentiel mondial impitoyable. 

 

Cela étant établi, reste la puissance, la gigantesque puissance hypnotique, avec la complicité des médias de masse tout acquis à Macron et des classes supérieures, d’une communication destinée à un électorat dont un tiers des voix suffit à poser ses fesses dans le fauteuil élyséen. Communication dont les équipes de Macron ont jusqu’à présent abusé comme jamais auparavant.

 

Aussi, ce dé-confinement systémique - celui cesserait alors de privilégier une logique mondialiste, globalisante, d'une mise en concurrence de tous contre tous -, dont des centaines d’auteurs n’ont pas cessé de rappeler la nécessité depuis une bonne trentaine d’années, sera-t-il pris en charge par ceux-là mêmes qui l’ont toujours refusé ? Grande est la probabilité que leur motivation soit de cet ordre-ci : « Tout changer pour que rien ne change ».   

 

Car si on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps, on peut encore aisément à la fois tromper une majorité aphone et la réduire au silence en la forçant à la résignation ou à l’indifférence ( épuisement face à la violence) et rafler tranquillement la mise, certes minoritaire, auprès d’une classe qui a toujours su porter aux nues les jours  d’élections tellement démocratiques, celle ou celui qui la perpétue dans son élan inépuisable de prédateur et d’accapareur insatiable et puis ceux qui, encore sur le bord de la route, y aspirent avec toute l’énergie d’un désir de réussite indomptable.

 

             Mais alors, est-ce que demain ressemblera à hier, oui ou non ?

 

Les salariés, ceux qui assument de tout temps le principe de réalité, sauront très vite répondre à cette question qui n'en est déjà même plus une, tant l'on est nombreux à connaître la réponse. 

 

***

 

 

                                                             Valérie Bugault

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Pour prolonger, cliquez

 

- COVID-19, l’ami des dominants

 

Quand le MEDEF sonne la fin de la. récrée....  

 

Géopolitique du coronavirus

 

 

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