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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Crise de gestion du coronavirus : commentaires à propos de la communication étatique et médiatique - 1

A propos de la crise de la gestion du coronavirus par un l’État qui n’est plus en état – gestion sur un mode « pénurie » - une remarque visionnaire de Karl Kraus (1874 – 1936) :

 

         "The modern end of the world will come about when machines become perfect and, at the same time, man's inability to function reveals itself"  

 

***

 

 

 

 

Ci-après, trois dates fondatrices de cette communication vous sont proposées :

 

 

Agnès Buzyn, ministre de la santé - de notre santé  ! - le 24 janvier 2020 : « En France, les risques de propagation du virus dans la population sont très faibles » - vidéo ICI

 

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/coronavirus-en-france-les-risques-de-propagation-du-virus-dans-la-population-sont-tres-faibles-selon-agnes-buzyn-1217484.html

 

Jérôme Salomon, directeur générale de la santé, fin février 2020  : « Si vous n’êtes pas contaminé, le masque ne vous est d’aucune utilité ». 

 

Or, de cette affirmation, il fallait comprendre : « Si je vous dis que vous n’avez pas besoin de masques c’est que nous n’en avons pas ! »

 

Salomon, ce jour-là, a cessé d’être le directeur générale de la santé - de notre santé ! – pour revêtir les habits de porte-parole de la communication élyséenne qui n’a qu’un but : dissimuler l’imprévoyance et l’incompétence de l’État qui n’est plus en état et sa gestion de la pénurie… 

 

Emmanuel Macron : le maintien du premier tour des élections municipales le 15 mars 2020 après avoir consulté le conseil scientifique en place à cette période  et sous la pression du président du sénat, Gérard Larcher, nous dit-on, avec pour conséquences des assesseurs et présidents de bureaux  de votes – et combien d’électeurs ?-malades du covid-19, une semaine après le scrutin. 

 

 

--------------

 

 

Le coronavirus civid-19 n'est pas une crise mais un virus. 

 

La crise, c'est l'impréparation et l'incapacité des gouvernements et de la globalisation à faire face à ce virus qui ne demande qu’à se propager ; y faire face avec efficacité dans le respect des libertés fondamentales. 

 

 

***

 

Le confinement n'est pas une solution digne de ce nom ; le confinement c'est un pis-aller ; c’est l'effet d'une cause qui se nomme « pénurie » ; pénurie de masques, de vêtements de protection, des tests et de solutions pour ceux qui, contaminés, devront être isolés et confinés dans des conditions physiquement et psychologiquement viables et soutenables. 

 

***

 

«Contre le coronavirus, l'absence de solidarité signe la faillite de l'Europe »

 

L'Europe ? Parlons plutôt de l'U.E ! 

                                     

Quant à la solidarité entre les Etats-membres, cela n'a jamais fait partie du programme de cette U.E, excepté dans la dégradation de nos protections sociales et de nos libertés. 

 

C’est la raison pour laquelle la Commission est muette durant cette crise : elle ne peut y trouver sa place car celle-ci se situe dans l’accompagnement des réformes des retraites, du code du travail, de l’indemnisation du chômage, réforme de l’Etat providence, dans le cadre d’une globalisation des moyens de production dont elle assure le suivi dans la zone Europe, la cible privilégiée de cette globalisation car la plus contraignante et protectrice socialement.

 

 

***

 

« Faut-il fermer les bourses ? » 

 

Il le faudrait… seulement les petits copains des uns et des autres ont la possibilité de réaliser des plus-values colossales dans six mois, au moment du « rebond » , en rachetant aujourd’hui au ras des pâquerettes ce qui est en train d’être liquidé (baisse de 40% du CAC 40 depuis janvier) pour mieux revendre le tout à la hausse... 

 

Aussi, ils ne sont pas près de décider d’une fermeture des bourses...

 

 

***

 

« Le Coronavirus aura donc raison de la mondialisation ? » 

 

 

C'est sûr, la crise liée au Coronavirus annonce la fin de la globalisation et le début de la re-localisation ! C'est certain, le Capital et ceux qu'il coopte à la tête des Etats (Etats qui ne sont qu'à la queue du pouvoir comme d'autres à la remorque !)... vont verser des torrents de larmes sur les morts du Coronavirus... 
 

Médias démagogiques et condescendants dans leurs questionnements qui n’en sont pas !

 

 

***

 

A l'occasion de la crise sanitaire que l'on traverse, à l'écoute de France Info tout comme au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, on retrouve, la même complaisance, voire la même complicité à l'endroit du gouvernement Philippe, de l'Elysée et des élus de LREM.

 

Dans leurs interviews de ces derniers, à aucun moment, la rédaction de France Info ne fait référence à ce qu'il convient maintenant de qualifier non pas de "gestion de crise sanitaire" mais bien plutôt, de "gestion de pénurie" face à la propagation du coronavirus ...

 

Aucune référence à cette pénurie ; dans les faits, aucun désir de mettre en difficulté tous ceux qui, de près ou de loin, sont liés aux locataires de l'Elysée et de Matignon.

 

Deux porte-micros en particulier incarnent jusqu'à la caricature, la soumission à cette ligne éditoriale de connivence ainsi que le mépris pour le métier qui devrait être le leur : Marc Fauvelle et Renaud Dély.

 

 

***

 

Comité scientifique ! Parlons-en justement de ce comité conseiller auprès de l’Elysée, de Matignon et de Buzyn en particulier ! Qui les nomme ? Comment sont-ils rémunérés ? Qui font la queue pour en faire partie ? Quel est leur niveau d'indépendance politique et économique ? 

 

Y a vraiment que les médias pour ne pas s’en soucier… 

 

 

***

 

 

Jérôme Salomon, porte-parole de l’imprévoyance et de l’incompétence de l’État qui n’est plus en état et de sa gestion de la pénurie… le monsieur « Pas de vague ! Surtout pas de vague ! » que l’on voit bien s’excuser quand il doit s’adresser à Macron. 

 

Pourquoi croyez-vous que ce Salomon qui n’est que le porte-parole de la com de l’Elysée, dans son intervention quotidienne à propos des ravages du coronavirus commente toujours la situation mondiale en premier puis l'Italie et l'Espagne (les deux pays européens les plus touchés) tout en évitant l’Allemagne, avant de finir avec la France ?

Le déroulé de son exposé n’a qu’un but : dissuader toute contestation - "Cessez vos critiques contre Macron... chez nos voisins, c'est pire encore !"

 

***

 

 

Contre toute attente, un sondage  indique qu’une majorité de sondés font confiance à Macron face à la crise du coronavirus qui est aussi et surtout, soit dit en passant, une crise de gestion de pénurie.

 

Ce sondage dont on peut douter de la véracité, semble faire le pari suivant : dissuader ceux qui depuis trois semaines n’ont pas de mots assez durs à adresser au locataire de l’Elysée, de poursuivre l’expression du mécontentement (voire de la colère) qui est le leur ; en effet, plus un responsable politique dont vous jugez nécessaire de remettre en cause la compétence, recueille un soutien majoritaire dans l’opinion publique, plus le commun des mortels sera tenté de modérer son élan de désapprobation à son égard car moins un politique est populaire, plus des sondages affirment le contraire, plus réservés seront ceux qui souhaitent le critiquer..... 

 

Il s'agit manifestement d'un sondage-intox sorti tout droit d'un plan de com car il faut garder à l’esprit ceci : macron, c'est de la com, que de la com... matin, midi et soir... une agence de com à lui tout seul dédiée à sa seule personne car cet individu ne voit d'avenir que pour lui seul !

 

 

***

 

Parole des médecins, des infirmiers, des infirmières, de tous les personnels de soins et de tous ceux qui chaque matin se lèvent et nous protègent de tout risque de pénurie alimentaire - production, transport, distribution et vente - des dizaines de métiers et des milliers d’employés, sans oublier la parole des salariés confinés auxquels les employeurs (et l’État) demandent de déposer des CP … 

 

Rappelons avec la plus grande fermeté que cette parole-là, la nécessité de cette parole N’EST PAS NEGOCIABLE ; et nous tous devons-nous en faire l’écho d’autant plus que cette parole n’a de cesse d’exprimer une détresse face à la gestion non pas de la crise du coronavirus mais bien plutôt la gestion de la pénurie par des politiques dont la responsabilité n’est pas, elle non plus, négociable...

 

N’en déplaise à ceux qui souhaiteraient que cette détresse soit tue par toute une population exposée quotidiennement à des risques majeures pour leur santé. 

 

***

 

 

De la banalité des acteurs aujourd’hui anonymes qui ont accompagné les grandes erreurs politiques de leur temps.

Si les historiens mettent un point d’honneur à ne retenir que les figures de proue responsables des grandes catastrophes dans l'histoire, pour autant, il est bon de ne pas oublier les secondes et les petites mains qui ont accompagné jusqu’à leur ultime conséquence, auprès de ces figures maintenant historiques, les grandes et moins grandes erreurs de prises de décisions politiques. 

Quelques centaines ils ont été, une poignée peut-être aussi, des milliers souvent, acteurs à la personnalité d'une banalité déconcertante, aujourd'hui anonymes, qui n’auront pas su dire « Non ! » à un engrenage de décisions ou d’absence de décisions, condamnable car peu soucieux de ses conséquences humaines et morales. 

Ces secondes et petites mains soucieuses de servir (leur carrière présente et à venir ?), que l’histoire aura tôt fait d’oublier, hélas ! portent aujourd’hui les noms de Darmanin, Ndiaye, Véran, Salomon (porte-parole de la com de l’Elysée), Buzyn (« J’ai alerté tout le monde ! - sauf le public), Penicaud, Guérini, Ferrand, Larcher (profil bas de sa part depuis qu’il est celui par qui le scandale des municipales) – et combien d’autres encore dans les ministères, dans la haute administration, dans les médias de l’État (France-Info, la voix de l’Elysée !) et du privé -, lesquels, jour après jour, accompagnent dans le mensonge par omission et le chantage à l’union nationale sacrée ( « Mesdames, Messieurs, l’heure n’est pas à la polémique ! »), la gestion d’une crise sanitaire de pénurie et non la gestion d'une mise hors de danger des populations.

 

Pour prolonger - Crise de gestion du coronavirus : commentaires - 2

 

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