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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Déni politico-médiatique à propos des violences policières : déni d'une nature idéologique et historique

 

           

             Répression dans le sang des soulèvements ouvriers du 19è siècle ; Seconde guerre mondiale et Collaboration ; massacres dans les colonies ; guerre d'Algérie et exécutions sommaires sur le sol français ; Gilets jaunes éborgnés, mains arrachées, lycéens humiliés (aujourd'hui, plus de 50% d'entre eux votent RN)... dans les faits, il n'y pas de police a priori républicaine (aujourd’hui, le RN est ultra majoritaire dans le vote des policiers) ! Il n’y a que des gouvernements républicains et une chaîne de commandement du même nom ; de là, par voie de conséquence, des ordres et des comportements républicains ou non.

Il est bon de le rappeler. Dans le cas contraire, on passe à côté d'une mise au point qui jamais ne s'est autant imposé qu'aujourd'hui.

Tous les régimes autoritaires, toutes les dictatures, tous les Etats criminels se sont appuyés et s’appuient sur les effectifs de police ; effectifs sur lesquels un Etat de droit antérieur à l'avènement de ces régimes s'est pareillement appuyé .

Fort de ses « pleins pouvoirs » votés par l’Assemblée issue du Front Populaire, Pétain n'a pas licencié 150 000 mille policiers pour s’empresser d’en former autant en 48H.

Il s’est agi des mêmes forces de police.

La gestion par l’Elysée et Matignon de la crise sociale incarnée par les Gilets Jaunes nous l'a rappelé une nouvelle fois. 

De plus, comment ne pas admettre qu'il y a manifestement des candidats qui n’ont qu’un désir lorsqu’ils postulent dans la police : casser du Noir, de l’Arabe, du Musulman, du sans-papiers, du Jeune lycéen protestataire, du « populo » mécontent !

 

Notez que la police, historiquement parlant, s’est toujours comportée d’une manière la plus condamnable qui soit face à plus faible qu’elle ; et si en Mai 68 elle a fait preuve de retenue (étudiants du Supérieur) c’est pour une seule et unique raison : ce sont les fils et les filles de la bourgeoisie qui lui faisait face : les fils et filles de l’électorat de de Gaulle...
 

La tentation autoritaire, voire fasciste, est tellement patente dans ce corps ; ainsi qu'une culture du mensonge qui a pour origine une solidarité indéfectible...
 

Ce qu’il faut aussi dénoncer c’est l’incompétence des recruteurs ou bien le refus d’aller chercher chez un candidat ses motivations réelles.

          

              La crainte de l’exposition de la vérité du racisme, des discriminations, du sort cruel et injuste qui est fait aux minorités émanant des rédactions des médias français, principalement de droite et d'extrême droite, celle de la "fausse gauche" aussi, une presse dans le déni (celui de leurs propriétaires qui n'appartiennent pas à des minorités méprisées, sans oublier des préoccupations idéologique, communautaire et géo-politique)... de Marianne au Figaro en passant par Charlie Hebdo sous la direction de Philippe Val, le webzine Causeur et Atlantico... cette crainte, cette réticence est tellement patente... c'est le déni de toute une classe médiatique, politique et économique pour laquelle la racisme passe après toute autre manifestation de la détestation de l'autre ; d'où cette complaisance - et parfois même cette complicité – des médias avec les principaux acteurs médiatiques et politiques du racisme en France ( Zemmour, Finkielkraut, Fourest, E. Lévy, MLP et une partie de LR).

 

           Raciste complotiste, adepte du "grand remplacement"... qui jouit d'une impunité quasi-totale, Finkielkraut n’est-il pas celui qui déclarera, en avril 2018, auprès de E. Lévy, au moment de la remise du "rapport sur les banlieues" commandé par Macron et son premier ministre à Jean-Louis Borloo, ce qui suit : " Dans cent ans, les historiens pourront nous expliquer comment notre civilisation a investi des milliards dans son propre anéantissement !"

 

Pour ces propos, Finkielkraut aurait dû être poursuivi ; or, s’il ne l’a pas été, c’est pour la raison suivante, la seule : ses propos abjects ont pour cibles les Français issus de l’immigration africaine et arabo-musulmane contre lesquels tous les propos méprisants et injurieux sont autorisés.

 

            L’Etat français, les Médias, la société ne seraient donc pas racistes ?


Autre exemple...

 

Pensez simplement à ce qui suit :

 

Le service public (l’Etat donc) et un dénommé Laurent Ruquier ont accueilli des années durant, et en prime time, un Zemmour qui n’avait et n'a toujours pas de mots assez durs pour nous expliquer à quel point il n’y avait rien à sauver chez un Arabe, un Musulman et un Africain de France ou pas.

 

L’émission de Ruquier cartonnera alors, samedi soir après samedi soir.

 

Zemmour dans les médias de masse ; Finkielkraut sur France Culture.

 

Essayez donc un «J’aime pas les pédés ni les Juifs dont il n’y a rien à sauver ! » et voyez si le service public vous accueillera en prime time semaine après semaine !

 

Alors, toujours dans le déni ?

 

Le racisme existe bel et bien en tant que tel ; il a une histoire. Le racisme en France est vécu comme tel par des millions de nos compatriotes issus de notre "ancien" empire colonial ; racisme qui a pour conséquences des discriminations sans nombre : logement, emploi, droits de la personne, intégrité physique...

 

Et puis aussi, la parole : celle qui sera permise dans les médias à propos de telle ou telle population : on a vu Ruquier, Zemmour, Finkielkraut... la presse de droite et d'extrême droite... n'oublions pas non plus  Charlie Hebdo sous la direction de Philippe Val, semaine après semaine : une parole d'une violence et d'une permissivité sans précédent... 

 

Aussi, force est de constater que la police n'est pas le seul que le reflet du racisme de et dans notre société ;  l'Etat est tout autant concerné car qui ne dit mot consent... qui laisse dire consent... qui refuse de sanctionner consent...

 

L’Etat français - Elysée, Matignon et ses ministères (culture, intérieur, justice, travail et logement en tête) est bien en cause donc.

 

            Une demande de vérité et de justice émanant de minorités discriminées, victimes d’un racisme institutionnalisé, est considérée par une grande partie des intervenants des médias comme une demande à caractère communautariste...

 

Que des blancs soutiennent cette demande, ces mêmes médias - de droite et d’extrême droite  -, évoquent une « haine de soi » dommageable.

 

En est-il de même à propos du soutien des non-Juifs à la lutte contre l’antisémitisme ?

 

Bien évidemment que non puisqu’à propos du racisme, ces médias sont toujours disposés à lui trouver des excuses toute l’année durant.

 

Aussi, il faut vraiment que les intervenants des médias s’interrogent quant à la nature de leurs représentations lorsque celles-ci ont pour sujets nos compatriotes issus de notre « ancien » empire colonial... 

 

             Mépris, discriminations, violence à leur encontre... à l'aune de l'opposition dont les minorités font tous l'objet, puisque cette opposition politique et médiatique n'a qu'un souhait - le retour des minorités visibles à l'invisibilité des années 60 et 70, tête baissée, reléguée aux tâches les plus ingrates -, laissons tous ces Français issus de notre ancien empire colonial s'organiser car personne ne fera rien pour eux ; personne ! En cela, les 50 dernières années leur donnent raison aujourd'hui encore......... et chacune des interventions des médias et de leurs lecteurs apporte la confirmation de cette nécessité urgente.

 

***

 

Dans le contexte de la société US…(neuf jours après la mort à Minneapolis de George Floyd, un homme noir de 46 ans, asphyxié par un policier blanc)...

Des médias français titrent : « Le retour de la question raciale aux USA »

Il n'y a pas de retour puisqu’il n’y a jamais eu de départ. Certes, on  voit où ces médias veulent en venir : Trump contre Obama

 

Tous ceux qui savent ce qu’il faut savoir… n'ignorent pas qu’Obama était tout aussi blanc (se reporter à l'auteur F. Fanon) que Trump mais plus sournois, tellement plus sournois ! Ce qui sied admirablement à cette bourgeoisie blanche qui refuse son propre racisme pourtant d’une évidence qui devrait interdire toute remise en cause.
 

Rappelons que les flics tiraient les Noirs comme des lapins sous la Présidence de cet héros des médias français qu'est Obama !

 

Rappelons aussi que les USA sont en campagne ; l'électorat de Trump a des exigences qui ne sont pas celles de l'électorat des Démocrates... d’autant plus que Trump n’a qu’un souci : être détesté par le monde entier, en particulier, par ceux qui ne glisseront jamais un « bulletin Trump » dans une urne ; c'est ce qui le rend si populaire... car enfin, combien sont-ils à l'envier ? Des millions, sans doute quelques milliards, anonymes, silencieux, sans audience ni pouvoir. 

Etre en position d’envoyer paître tous ceux qui ont la prétention de diriger nos vies à quelque niveau que ce soit (familial, local, national, international)... quelle jouissance !

Ne supportant et ne reconnaissant aucune autorité excepté la sienne, plus symbolique que réelle, Trump est à l'origine d'un nouveau concept : le milliardaire rebelle sans cause.

Les pillages lors des manifestations ?

Les désordres, les situations locales ou nationales de rupture... offrent des opportunités à tout un chacun ; les médias couvrent celles que saisissent les classes populaires : le pillage des magasins.

En revanche, les médias se gardent bien de couvrir les prédateurs, les pilleurs, les hyènes du CAC 40 (rien de surprenant : leurs employeurs en font partie) qui profitent de l'effondrement des marchés ( près de 40% entre mars et avril) pour rafler des valeurs dont les détendeurs se sont débarrassés dans la panique alors que ces valeurs sont assurées de retrouver rapidement leurs cours habituels ; des fortunes seront faites sur ce pillage boursier...
 

            Quant aux médias français qui évoquent les risques de "guerre civile", ici en France, à propos d'une demande de justice et de vérité, au moins sait-on à quoi ressemble le lectorat de ces médias ou du moins, après quoi et qui ils courent tous...

 

 

 

1 - Pour être tout à fait complet en ce qui me concerne...

Même si sur le fond cette dénonciation du racisme et cette lutte sont d'une nécessité et d'une légitimité totales, dommage que cette lutte soit menée par une famille – les Traoré, Adama en particulier, dont les membres ont des casiers judiciaires longs comme le bras... : vols, rackets, escroquerie et agression des personnes...

 

Sûrement, il doit y avoir d'autres gens pour porter ce combat ! Il faut au plus vite trouver d’autres acteurs… irréprochables qui plus est, et qui, à terme, ne sont pas susceptibles de desservir cette cause.
 

 

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