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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Algérie : une histoire d' humiliation et de mépris

 

 

Il n’’y a jamais eu de culture démocratique en Algérie ; ni avant l’arrivée des Français, ni pendant ni après ( le parti labellisé « Pour la démocratie » fait un score de 1 à 2% depuis des décennies ; rien de surprenant à cela, ses représentants n’ont pas la main sur le gaz ni sur le pétrole : rien à attendre d’un vote en leur faveur donc ). 

 

Ceux qui ont mené la lutte pour « l’indépendance » n’avait aucun projet pour le peuple algérien qu’ils n’ont pas cherché à éduquer non plus (certes, ils n’avaient aucun intérêt à le faire puisque sans projet ) ; ils n’avaient qu’un souhait : chasser les colons et prendre le contrôle de l’administration du pays - aspiration légitime au demeurant.

 

Seule la gestion de la manne gazière et pétrolifère fera et fait l’objet de toute leur attention  ; manne à partir de laquelle des miettes ont été redistribuées au peuple algérien qui a su s’en contenter des années durant ; or, aujourd’hui, les miettes du gâteau se font plus rares encore... d’autant plus que le pays demeure « arriéré » dans ses moeurs et son organisation et sous-développé dans ses infrastructures ; de plus, ceux qui se sont rendus en Algérie récemment ont trouvé des « centres urbains dépotoirs »... 

 

Il semblerait donc que l’Algérie n’intéresse déjà plus les Algériens de l’intérieur.

 

Le peuple algérien a été et demeure doublement humilié : à la fois par la colonisation et l’échec de son indépendance. 

 

Manifestations, colère, ras-le-bol... événement ou non-événement ? Il s’agit d’une génération piégée qui ne peut pas quitter l’Algérie (l’Europe n’en veut pas !) ; reste alors une solution, une seule : à défaut de changer de pays, tenter de changer l’Algérie. 

 

Si l’utopie est le moteur du progrès (et du changement), alors tous les espoirs sont permis, c’est sûr !

 

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