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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Michel Debré, la DDASS et les enfants réunionnais déportés ; enfants dits "de la Creuse"

 

       Le programme de Michel Debré (alors député de La Réunion) destiné à repeupler certains départements français (dont la Creuse) par la déportation d'enfants réunionnais, a été acté par le Bumidom (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre-mer) et le CNARM (Comité national d'accueil et d'actions pour les Réunionnais en mobilité).

                    

              De 1963 à 1982, 2 150 enfants réunionnais (chiffre officiel - le nombre d'enfants serait bien plus élevé ; précisons que les enfants dits "abandonnés" étaient très minoritaires) immatriculés de force par les autorités françaises à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS), furent déportés vers les départements métropolitains ruraux comme la Creuse, le Tarn, le Gers, la Lozère, les Pyrénées-Orientales.

Les enfants déportés étaient accueillis dans un foyer de la ville de Guéret. Certains ont été adoptés ; d'autres sont restés en foyer ; ils serviront de main-d'œuvre gratuite dans les fermes.

Il sera question donc d'exploitation économique mais aussi... de "maltraitance" (viols). Un certain nombre d'entre eux sont aujourd'hui encore internés en psychiatrie. 

Les enfants déplacés étaient déclarés pupilles de   l'État ; leurs parents n'avaient plus aucun droit sur eux : "Des centaines de parents illettrés signant des procès-verbaux d'abandon qu'ils ne peuvent pas déchiffrer".

Ce scandale d'État ne sera médiatisé que dans les années 2000.

 

           En février 2014, les députés français reconnaissent la « responsabilité morale de l'État envers ces pupilles. » Une commission nationale de recherche historique des Enfants de la Creuse est créée par George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer ; elle est présidée par Philippe Vitale.

          Cependant, cette commission s'opposera la possibilité de réparations financières.

 

(en partie extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Enfants_de_la_Creuse)

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