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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Michel Audiard : l'homme aux cents films et plus...

 

              France Culture célèbre Michel Audiard, auteur, dialoguiste, scénariste et réalisateur ; saisissons cette opportunité pour dire ce qui est trop souvent tu par une critique cinématographique carriériste, complaisante et peu courageuse quand il est question de rappeler quelques vérités à propos de ceux qui font l'unanimité.

 

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             Michel Audiard était un misogyne de la pire espèce : en effet, il croyait avoir compris des gens choses à propos des femmes (se reporter au monologue de R. Schneider dans "Garde à vue").

Il avait beaucoup de mal avec ceux qui ne lui ressemblaient pas ( ceux qui n'étaient pas hétérosexuels en particulier) ; à ce sujet, on sera reconnaissant à son fils Jacques (sans doute le meilleur réalisateur de sa génération) d'avoir "tué le père"... "son père" en l'occurrence.

Récemment, on a découvert qu'il avait commis quelques écrits dans des revues collaborationnistes ; rien de surprenant : dans ses dialogues, on pouvait sans difficulté comprendre qu'il devait avoir aussi un peu de mal avec les "métèques" (terme qui concernait tous ceux qui n'étaient pas historiquement de souche française et européenne) ; comme quoi, quand on ne veut pas voir... (notez au passage que l'extrême droite vénère Audiard - elle ne s'y est donc pas trompée).

Plus franchouillard qu'impertinent, plus arrogant que courageux, jamais téméraire, si le cinéma français et son âge d'or avaient pour signatures Prévert et Jeanson, jamais Audiard ne se sera hissé à la hauteur de leur imaginaire poétique ; c’est sans doute aussi l’époque qui voulait ça ; Dabadie lui succèdera pour un cinéma qui enterrera toute idée de poésie ; cinéma de Claude Sautet : des personnages enfermés dans une sociologie de cadres moyens et de femmes dans l'entente d'un regard de la part de leur conjoint ; cinéma sans enfant.

Prévert, lui, aimait les mioches en ribambelle (Les portes de la nuit).

               Prévert est sans doute l'anti-thèse d'un Audiard oblique et finalement, gâté très tôt ; il semble n'avoir jamais eu le temps de mûrir, figé qu'il était dans une intolérance que l'on retrouvera chez beaucoup d'autres : Philippe Muray entre autres.

 

 

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