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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Mort de Serge Gainsbourg, il y a trente ans

Quand les médias ne tarissent pas d'éloges à son sujet 

 

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Artiste sur-commenté, sur-évalué bien évidemment...

Auteur de quelques ballades dans les années 50 (seule cette partie de son travail est passée à la postérité : un ou deux titres)... sinon...

A partir des années 60, Gainsbourg n'était jamais qu'un pasticheur de la pop anglaise post-Beatles ; plus tard le reggae sans en comprendre vraiment l'esprit, contrairement à un Bernard Lavilliers ; puis la funk dans les années 80.

Le monde à ses yeux était une basse-cour ; Gainsbourg n’a pas cessé de picorer ici et là.

Gainsbourg était bien trop à la recherche du succès commercial (probablement son seul moteur ; ce qui explique l'absence de profondeur qui caractérise son travail - il cherchait constamment à faire le buzz en provocateur sans conséquence ni suite dans les idées autre que mercantile – il était dans ce domaine en avance sur son temps ; c’est sûr, il faut lui reconnaître ça !) pour réellement construire une oeuvre tel un Ferré (ou même un Brel, un Brassens ou bien encore un Ferrat).

Gainsbourg se pensait destiné à la peinture ; il souhaitait être peintre mais il n'avait manifestement pas le feu sacré : celui qui vous condamne à l'anonymat, à une vie sans moyens, totalement dédiée à la maîtrise de cet Art (techniquement et spirituellement) dans le silence de l’atelier et les odeurs de térébenthine et de l'acrylique.

D'où la dévalorisation qui était la sienne au sujet de la chanson populaire et de son propre travail qu'il considérait comme mineur... alors que, il faut rappeler qu'il n'y a pas d'Art mineur, il n'y a que des artistes mineurs ; Ferré, Nougaro et quelques autres, même si très minoritaires, ont prouvé ce qui suit : ce sont les artistes majeurs qui font de tout Art, un Art majeur.

Renonçant à la peinture, Serge Gainsbourg a fini à l'aise, très à l'aise ; comme quoi il n'avait pas tout perdu. D'aucuns diront même qu'il avait plutôt gagné, bien gagné : l'argent et la renommée ; la seule réussite à sa portée manifestement.

Il l’a compris très tôt. Saluons sa lucidité.

 

 

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