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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde, oui ! Mais sûrement pas de Ce monde ! Plus de 18 années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs, aujourd'hui sur Overblog... Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités. Bonne découverte à tous !

BFM-business, la voix du CAC 40 et de ses PDG sans frontière et ses donneurs d’ordres sans visage

               

                  ... voix des dirigeants de start-ups tchatcheurs parasitaires d’une vénalité de porcs, aux salariés rémunérés au ras des pâquerettes - minimum légal oblige ! - à coups de sourires sournois, de tutoiements condescendants et de mains aux fesses… contentes ou pas...

Et puis aussi... voix des cadres supérieurs actionnaires et des retraités rentiers... BFM-Business !

 

 

 

 

 

 

 

           Deux figures incarnent à la perfection cette voix du business sans entrave et des profits sans limite… deux acolytes qui ne se reconnaissent qu’un devoir : porter aux nues la parole mondialiste, patronale et actionnariale…

Nicolas Doze… svelte, élancé… le maintien impeccable, irréprochable, du maître d’hôtel d’un grand hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine qui n’oublie jamais ce qu’il doit, à qui il le doit… pour le temps qu’il lui sera donné d’en jouir… larbin cravaté…

Jean-Marc Daniel… bouffi de libéralisme économique diabétique, cholestérolé comme c’est pas permis, en surcharge d’auto-satisfaction, sous hyper-tension, gavé comme une oie…

Revenus annuels à six chiffres…

Au sujet de ces deux figures archétypales… réplicables à souhait dans tous les médias...

N’oublions jamais ce qui suit :

Les Nicolas Doze et les Jean-Marc Daniel de ce monde n’ont pas besoin d’un Etat providence, d’hôpitaux publics proprement financés, au personnel décemment rémunéré, aux conditions de travail qui leur permettent de ne pas « dis-fonctionner »...

Rappelons à chaque fois que l’opportunité nous est donnée que les Nicolas Doze et les Jean-Marc Daniel de ce monde n’ont pas besoin de syndicats dignes de ce nom, ni d’un droit du travail protecteur de salariés à la merci, ni d’un salaire minimum garanti…

Ne laissons personne occulter le fait que… si les Nicolas Doze et les Jean-Marc Daniel ne peuvent qu’appeler de leurs vœux que l’Etat construise plus de prisons, toujours plus, et qu’il recrute plus de flics, toujours plus… en revanche, ces derniers n’ont pas besoin que l’on construise plus de logements sociaux dans des environnements à la fois vivables et enviables…

Précisons aussi que tous les Nicolas Doze et les Jean-Marc Daniel de ce monde n’ont pas besoin d’un système d’Education proprement financé, aux enseignants proprement rémunérés et formés pour leurs chérubins qui ne manqueront pas de leur ressembler dès qu’ils auront l’âge d’être aussi indifférents, bornés et intéressés que leurs ascendants dont il n’y a décidément plus rien à sauver...

Et enfin, précisons que les Nicolas Doze et les Jean-Marc Daniel de ce monde n'ont pas besoin d'un Etat de droit ni de la démocratie, et moins encore de la protection de la liberté d'expression pour tous dans tous les médias de masse... 

Car les Nicolas Doze et les Jean-Marc Daniel de ce monde pourri qui est le leur, n’ont besoin que d’une chose : qu’on laisse en paix leurs patrons que sont leurs clients bailleurs de fonds, avec l’impôt, les taxes, les règlementations et qu’on les laisse répandre année après année le poison mortel d’une idéologie de sociopathes du morcellement de nos sociétés, de leur déstructuration, de leur atomisation… « one man to himself » contre tous les autres.

 

***

 

 

Si c'est dans les vieux tonneaux que l'on fait les meilleurs vins et  les meilleures soupes dans les vieux pots... c'est sûr, à la fois maîtresse de chai et cordon bleu, Chevrillon, de son prénom Hedwige ( aucune parenté avec Feuillère, hélas ! d'autant plus que l'orthographe ne s'y prête pas et c'est encore heureux pour cette grande actrice de cinéma et de théâtre qu'a été Madame Feuillère)...

Chevrillon, en pâmoison devant tout costume-cravate porté par tout chef d'entreprise qui a su entreprendre, lors de ses multiples entretiens, encourageant son interlocuteur, reformulant, le relançant dans une supplique qui a tout d'un "Parlez-moi ! Parlez-moi encore ! Dites-moi tout !", Chevrillon n'a de cesse de vouloir en reprendre... jusqu'à la dernière goutte de ce grand cru d'entrepreneur que ses "grands entretiens" ont l'arrogance de nous présenter.

A cette occasion, fan des fables de La Fontaine - "Le renard et le corbeau" en particulier -, on dit qu'elle avale... qu'elle avale tout... et qu'elle ne recrache rien... jamais.... elle avale tout... et pas seulement des couleuvres : le baratin du CAC 40 aussi et surtout !

Avec elle, les Gorges du Tarn, aussi profondes qu'elles puissent être,  n'ont qu'à bien se tenir. 

Toujours à battre le pavé radiophonique, ses multiples rencontres ("intercourse" en anglais), c'est dans la position assise qu'elles ont lieu ; et c'est une chance pour elle car, dans le cas contraire, subjuguée (rapport à sa propension à la pâmoison), c'est sûr qu'elle ne tarderait pas à défaillir ! - ce qu'elle fait d'un point de vue professionnel ; on l'aura compris ; point de vue d'une profession en berne : journaliste - avant de s'effondrer après tant d'autres avec elle, avant elle et après elle ; effondrement de ce qui n'est plus une profession ni un métier mais plus simplement et honteusement... un vice... vice-refuge de tous ceux qui ont de l'existence qu'une idée, abjecte au demeurant : lèche et succion ; véritables techniciens de surface, en virtuoses de la serpillère, du balaie-brosse et de l'aspirateur. 

                                                  

                    

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