Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Les deux Philippe : Guibert et Bilger de C-News

           Opus 11 de la série "C-news, hyène de l'info : autopsie d'un cadavre audiovisuel" - après les portraits de Christine Kelly, Pascal Praud, Philippe Bilger,  Sophie Obadia, Sonia Mabrouk, Jean Messiha, Charlotte d'Ornellas, Jérôme Béglé, Jean-Claude Dassier, Mathieu Bock-Côté, E. Lévy...

           C'est au tour des Philippe Guibert et Bilger

 

 

 

 

 

 

Philippe Guibert

 

               Présent sur les plateaux de C-News, du matin, du midi ou du soir, manifestement disponible à souhait… somnolant le plus souvent (on ne savait pas Bolloré capable d’une telle pusillanimité en tant qu’employeur-payeur !), Philippe Guibert s’affiche comme médiologue (titre roublard ; invention de Régis Debray, une fois remercié par Mitterrand ; un Régis Debray alors désoeuvré à la recherche de subventions d’Etat parce que… fonctionnaire un jour, fonctionnaire toujours !)…
 

Voix discrète… inaudible, regard en biais, chemise menaçant à tout moment de céder sous une pression corporel très certainement ingérable et à propos de laquelle Guibert semble avoir renoncé à chercher et à trouver une solution, comme maigrir par exemple…  circonspect sur tout excepté sur tout ce dont il n’est vraiment pas raisonnable ni responsable d’être circonspect… - précaution typique de ceux qui doivent tout aux autres et rien à eux-mêmes -, Philippe Guibert ne se dit pas « de gauche » car, modeste comme c’est pas permis, Guibert se dit « venir De la gauche ».

A l’aune de ses prestations sur C-News, on a qu’un espoir : qu’il ne s’avise surtout pas d’y retourner sinon… pour mieux la tuer définitivement cette gauche, la fausse gauche, celle d’un PS maintenant moribond. Enfin !

              Le carton qui s’affiche à chacune de ses interventions, nous le présente comme « enseignant » ;  renseignement pris, il serait salarié à l’HEIP – une école privée fantomatique au nom ronflant : Hautes études internationales et diplomatiques ;  une école pour les recalés de toutes les écoles dites grandes et prestigieuses. Il est vrai que les filles et fils de bourgeois appuyés de leurs parents ne se résignent pas si facilement à un échec qui les condamne à végéter dans un enseignement supérieur public sans avenir digne de ce nom.

Un temps conseiller au cabinet du président de la région Centre Michel Sapin, un autre… directeur de la communication de la région Ile-de-France puis de la région Centre ; un autre encore… à la tête du Service d’information du gouvernement (SIG) en 2012 ; depuis février 2019, il est écrit qu’il conduit une mission sur la désinformation en santé publique, au sein du ministère des Solidarités et de la Santé ; il a rejoint Antidox en octobre 2019 ; un cabinet de conseil en stratégie de communication et d’opinion.Diantre ! Somnolant donc et puis pantouflard aussi.

               Contributeur au journal Marianne (décidément multi-cartes ce Guibert !), - Marianne… le refuge de ceux qui, s’étant crus un temps à gauche et de gauche, ont eu la lucidité de réaliser qu’ils étaient finalement de droite… avant de s’en réjouir car professionnellement ils avaient tout à y gagner et rien à y perdre…

On ne manquera pas de faire le constat suivant : Philippe Guibert n’a jamais travaillé finalement, jamais vraiment ; d’aucuns se sont chargés de le promener ici et ailleurs, de le déplacer ( sans doute, dans son jeune âge, deux bras suffirent… aujourd’hui force est de constater qu’il en faut quatre… voire six), puis de le poser là… tel un pot de fleur sur le rebord d’une fenêtre…

Mais alors, une carrière en forme de géranium que celle de ce Philippe Guibert ? Assurément.

Et c’est sans doute la raison pour laquelle chacune de ses interventions est frappée non pas du coin du bon sens – ce bon sens commun… commun à tous ceux  qui assument quotidiennement le principe de réalité, les deux pieds sur la terre ferme – mais bien plutôt d’une sorte de torpeur raisonnante mezzo voce qui relèverait d’une incapacité à décider et à se décider à propos de quoi que ce soit : pas de vague, pas de vague, pas de vague… « Dites-moi ce que je dois penser ! Dites-moi ce qu’il faut penser ! »

La médiocratie n'a pas fini d'occuper le devant d'une scène intellectuelle, médiatique et politique. A l'échelle de l'Histoire, la grande Histoire, nous n'en sommes qu'au tout début : une vingtaine d'années seulement.

Une question demeure néanmoins : si Guibert enseigne … quand est-ce qu’il enseigne… quand et quoi ?

             Attendez… ! Ne nous dites pas que nous contribuables rémunérons un Guibert adepte de l’école buissonnière ?

Parce que là…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippe Bilger

 

Intervenant sur Causeur.fr et C-news et Sud Radio… partout là où l’extrême droite traine ses savates, ses bottes et ses guêtres…

Juge d'instruction puis avocat général, inconditionnel défenseur de l'Etat, de son monopole de la force, de la surveillance, de la répression, de la traque, de l'emprisonnement et des expulsions... Philippe Bilger est bien le fils de son père Joseph ; un père frappé d'indignité nationale au sortir de la Seconde guerre mondiale (ICI).

A l'idée que cet individu ait pu être magistrat des années durant fait froid dans le dos ; aussi, il serait sage de re-sortir toutes les affaires qu'il a pu traiter ; on ne sait jamais... 

Légitimiste jusqu’à la plénitude d’une soumission à toute épreuve aux Grands corps d'un État qu'il voudrait total, non content d’avoir servi « une justice fatalement pour les riches », cet individu s’autorise à cracher quasi systématiquement sur ceux qui ont le malheur de désigner les locataires de l’Elysée et de Matignon comme les principaux responsables de leurs déconvenues.

Maintenant à la retraite, on retrouve donc le même candidat à la servitude et à l’obéissance : soumis un jour, soumis toujours ! 

Tel père, tel fils ?

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article