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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Attali, Macron, Festival d'Avignon et les médias : pourquoi faut-il qu'une fresque de Lekto soit considérée antisémite ?

Antisémite cette fresque d'un dénommé Lekto ?

Attali (1) serait donc juif avant d'être ce qu'il est, a été... puis éventuellement... qui il est ou qui il n'est pas ou plus ? Par conséquent, toute attaque à son égard doit être considérée comme une attaque ciblée parce qu'il est juif et seulement en tant que Juif ?

Nombreux sont ceux qui auraient besoin de s'interroger sur leur propre obsession à l'endroit de la
 communauté juive car enfin, voir en Attali un Juif avant l'être social qu'il est c'est soit faire preuve d'un communautarisme d'une nature hystérique, soit faire preuve d'un antisémitisme, inconscient ou non... qui ne doit rien à ceux qui le sont : dans ce cas, c'est celui "qui dit qui l'est."

Voyez comme on peut se piéger soi-même, avec quelle facilité quand on croit penser sans y réfléchir au préalable : réfléchir à ce que l'on pense car, dans les faits, on s'interdit de penser tout simplement.

La question est maintenant la suivante : pourquoi faut-il que cette fresque  soit considérée par le personnel des médias et par les leaders médiatiques de la communauté juive comme antisémite ?

Merci d’y réfléchir tous.

Bon courage.

 

1 - Jacques Attali, mégalomane ( et mythomane plus qu’à son tour), s'est toujours vanté (publiquement donc) d'avoir "fait" Macron.

La métaphore de la marionnette (celle du pantin aussi) pour désigner un homme de paille, un individu manipulé, sous influence... remonte bien avant le 20è siècle ; on en trouve déjà une idée dans la littérature et les caricaturistes du 18è....

 

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P.S. Très vite, c’est une réponse à la « poupée russe » qui émergera, à savoir  : plus vous répondrez à une question, plus une autre s'imposera.

Aussi, une première réponse à ce "pourquoi" provoquera une seconde question qui appellera à son tour une réponse... et ainsi de suite.

Dans les faits, il est question d'analyser qui, aujourd'hui, est autorisé à dénoncer quoi ? Pourquoi les uns plutôt que les autres ? Pourquoi tel sujet en particulier plutôt qu'un autre ?

Il faudra aussi inévitablement évaluer les différents rapports de force en présence dans ce type de questionnement : l'extrême faiblesse des uns, l'extrême pouvoir de contrôle des autres lorsqu'il s'agit de dénoncer quoi que ce soit ou bien de s'opposer à cette dénonciation indépendamment du fait qu'elle puisse être pertinente ou non, tout en gardant à l'esprit ceci : dénoncer c'est accuser... accuser c'est nommer des victimes et des coupables.

Dans ce domaine, cet autre questionnement s'impose : qui est doté des moyens (matériel, symbolique, intellectuel) de se défendre en tant que victime, qui en tant que bourreau ? Qui est a priori innocent, qui est a priori coupable ?

Est-ce utile de préciser qu'il est toujours préférable de se déclarer victime plutôt que bourreau, innocent plutôt que coupable ?

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