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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Houria Bouteldja, un pas vers la NUPES en toute naïveté et pure perte réciproque ?

 

                 Houria Bouteldja, au sourire grimaçant et carnassier, tente d'exister conceptuellement ; ce qu'elle est loin de réussir (… n'est pas Alain Soral qui veut... même a contrario !).

Son discours (« vous les Blancs, vous n'aurez pas ma haine ! On vous aime, nous les Indigènes ! » - entretien ICI).... arrive trop tard, beaucoup trop tard, à l'heure où tout est organisé pour que MLP soit à l'Elysée en 2027 ( le CRIF a donné son feu-vert).

Quant à la NUPES dont elle souhaite se rapprocher, notons qu’elle est non seulement en sursis, mais aussi et surtout, à des années-lumière de toute forme de pouvoir et d’influence ; en effet, la Gauche, la vraie, est hors-jeu pour 2 décennies ; seule alternative à venir : Hyper-centre (business et conflits d’intérêts sans nombre) contre Néo-fascisme (Etat xéno-gaucho-phobe et policier) ; quant à tenter de mobiliser un corps électorat potentiel qui s'abstient au minimum à 75% (celui des minorités majoritaires dans les quartiers populaires) , cette alliance qu'elle appelle de ses voeux avec cette gauche, pareille à la séquence "SOS racisme" qui a laissé une génération entière manipulée, frustrée, déçue, écoeurée, voire haineuse... relève d'une incapacité à comprendre le réel et les forces qui le définissent ; ce qui, de fait, relativise la portée, la profondeur, la justesse... des raisonnements et autres arguments de Bouteldja que l'on peut contredire sans difficulté sur nombre de sujets qu'elle traite ou croit traiter.

 

Certes… nos minorités compatriotes, doivent s'organiser... massivement ! Tous les mouvements, toutes les consciences qui y sont rattachés devraient penser à se regrouper sous une forme ou sous une autre - Confédération ? (Bouteldja est isolée ; elle n'a jamais su fédérer, réunir... les autres mouvements non plus ; et c'est là leur faiblesse majeure !) ; garder un pied dedans est un absolu… dedans des institutions qui ne peuvent pas ne pas dire et faire respecter le droit ; que ses minorités s'entourent d'une armée d'avocats militants (recours et plaintes à faire valoir : 17è chambre correctionnelle, CSA, Tribunal administratif, Conseil d'Etat, Cour européenne de justice, Cour pénale...) ; qu'elles ne laissent plus rien passer ! Qu'elles exigent aussi de pouvoir intervenir dans les médias chaque fois que la désinformation y fait rage à leurs dépens.

Comme on peut le voir... pour y parvenir, elles n'ont nul besoin des partis politiques !


 

            La faiblesse de Bouteldja qui fait qu’elle sera toujours à la périphérie… c’est qu’elle n’a jamais été capable de penser « contre elle-même » (premier devoir de tout un chacun qui se propose de penser les forces qui sculptent le réel) ainsi que… contre ce qui est chez elle son « fétichisme culturel arabo-musulman » (en miroir du « fétichisme culturel judéo-chrétien » de ses adversaires principaux) ; fétichisme folklorique-ment historique (si l'on peut se permettre cette « dérision ») à la limite de l’auto-délusion ; fétichisme à la hauteur duquel elle peine, malgré ses efforts, à se hisser car il lui va finalement plutôt mal ( et c’est sans doute mieux comme ça ; dans le cas contraire, ce fétichisme l’aurait comme engloutie et reléguée au rang de "gourou")...

A la périphérie donc Houria Bouteldja… pour une raison, une seule, insoupçonnable en elle : ce refus de « penser contre-soi » et ce fétichisme l’éloignent obstinément de ce qu’il est important de penser aujourd’hui tenant compte de la situation qui est la sienne, la leur (celle des minorités), la nôtre enfin.

Car… ce que l’on est appelés ( conditionnés, forcés) à penser a très peu d’intérêt ; en revanche, ce qui est chérissable… c’est ce qu’il FAUT penser ( pour en avoir compris la nécessité très tôt à propos de... ce à quoi l'on est confrontés, contre quoi lutter...) dans un contexte donné (une situation) - contexte aujourd’hui principalement médiatique ; le culturel, c’est le terrain : la sociologie du réel - lorsque l'on se reconnaît une obligation et de moyens et de résultats.

 

Pour prolonger, cliquez : Les Décoloniaux

 

 
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