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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde, oui ! Mais sûrement pas de Ce monde ! Près de 20 années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs ; durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités. Bonne découverte à tous !

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Ukraine, USA, Trump, Zelenski, Union européenne : guerre et paix.

         

               De prime abord rappelons que les USA, à l’occasion de leurs élections présidentielles, sont capables de déclarer victorieux un candidat qui a perdu et perdant un candidat qui a gagné car nul n’ignore, à quelles exceptions près il est vrai - n’en déplaise à une cruche telle qu’une Christine Ockrent de retour sur France Culture (la radio la plus sournoise qui soit)  à notre grand désarroi et notre incompréhension - que la fraude électorale au plus haut niveau est une des caractéristiques de cette démocratie que seules les Christine Ockrent et autres passeuses de plats de l’Oligarchie française  - oligarchie politique, économique, médiatique de l’industrie du divertissement – envient.

Il se trouve donc que l'Etat profond US a accepté (reconnu) la victoire de Trump qui s’est vu opposé à une candidate qui semble avoir réuni toutes les conditions pour lui apporter la victoire ; une seule raison à cette reconnaissance de Trump Président : mettre fin au conflit en Ukraine,

L’erreur c’est de penser que Trump représente une rupture même si une grande partie des médias feint de le croire car, dans les faits, Trump c’est le Président au bon moment au bon endroit ; Biden s’est engagé il y a trois ans, à financer le conflit ukrainien que son administration a orchestré ; il a tenu bon… jusque dans les dernières semaines de son mandat ; il est vrai qu’il ne pouvait pas décemment faire volte-face sans dévoiler la stratégie des Etats Unis depuis leur prise de contrôle de l’Ukraine en 2014 ; aussi, seul Trump, gardé au chaud, en réserve, est bel et bien à même d’y parvenir car il s’est toujours opposé à cette guerre ; un temps écarté de la Maison Blanche, c’était le rôle que lui a attribué l’Etat profond Américain ; ce rôle, il l’a endossé avec détermination et sans faille : constant, cohérent et tenace ; aujourd’hui aux affaires, inutile de préciser qu’il saura se montrer à la hauteur de ce qui est attendu de lui.  

Zelenski, comique-troupier sans expérience, candidat idéal puisque les USA pouvaient être assurés qu’il « se donnerait à fond » dans le rôle de « Chef de guerre » capable, sans sourciller, d’envoyer à la mort autant d’Ukrainiens qu’il serait nécessaire  – le rôle de sa vie  que ce rôle ! d’autant plus qu’il n’en aura pas une autre… de vie après celle qui l’occupe depuis son élection à la tête de l’Ukraine -  le premier rôle, en tête de gondole en gondolier ukrainien, lui et ses compatriotes,  pauvres Ukrainiens bons pour tous les offices, Ukrainiens chair à canon, Ukrainiens quantité négligeable de l’humanité européenne, Ukrainiens Palestiniens de l’Europe…

Zelenski donc.. n’a pas compris que les USA n’ont plus besoin de cette guerre qu’ils ont pensée, provoquée et financée ; pour lui, il n’y aura pas de 4ème saison ; et si d’aventure il  l’a compris, Zelenski ne peut se résoudre à l’accepter car enfin, c’est près d’un demi-million d’Ukrainiens qu’il a envoyés à la mort – sous la conduite des USA ( Zelenski a oublié que le Chef de guerre, c‘est le fournisseur d’armes et pas les généraux car, pas d’armes, pas de guerre !) qui ont réuni les conditions pour qu’il ne puisse pas s’y opposer tout comme pour Poutine… ne pas intervenir. Chacun s’est vu positionné là où il devait se trouver : Zelenski face à Poutine.

Si Zelenski et les Ukrainiens sont encore à la peine… les USA en revanche, ont atteint leurs buts de guerre : couper le cordon énergétique entre la Russie  et l’Allemagne, le dernier caillou en Europe (en tant que puissance industrielle exportatrice) dans la chaussure US ; prise en charge des approvisionnements énergétiques de ce pays avec pour objectif : contrôler son R&D qui détermine son niveau de croissance afin de décider de sa récession et celle de l’Europe d’une pierre deux coups ; en prime – butin de guerre des USA qui ne l’a pas faite : le pillage de l'Ukraine de ses terres rares (et alors que tout indique que son sol en est pauvrement doté) à la barbe des économies européennes ; création d'une « menace russe »; réarmement européen en centaines de milliards dont les USA rafleront près de 70%... le tout sur le dos d’un million de morts russo-ukrainiens : notons qu'aucun pays membre de l'U.E n'a acheté un avion ou un char français. Jamais !

Les USA qui n’ont cure de la Russie qui n'est ni une puissance industrielle, ni technologique, ont d’autres chats à fouetter : la Chine – première puissance industrielle au monde  - et ses un milliard cinq-cent millions d’âmes corvéables à merci, pour la guerre y compris.

Zelenski ne sait comment sortir politiquement et moralement de cette guerre ; et pour cause : ce demi-million de cadavres ukrainiens. Or… il ne peut espérer rien en retour ; pas un kopek ; aucune garantie d’une adhésion à l’U.E - ce qui pourrait en consoler plus d’un et plus d’une. Des troupes de l’Otan en Ukraine ? On ne règle pas un conflit en proposant des solutions sources de tous les problèmes. L’Etat Américain, impitoyable, semble s’en moquer. Une seule promesse pour Zelenski et l’Ukraine : être redevables et endettés en milliards de Dollars et non en Euros ; de ce conflit, Zelenski et plus largement l’Ukraine, seront les dindons de cette farce avec l’Europe. Certes, il faut bien reconnaître que nul en Occident n’est capable d’expliquer « à quoi ça sert l’Ukraine », a fortiori un Ukrainien sans oublier « une Tatiana » sur les plateaux de BFM et de LCI ; même si en ce qui concerne cette dernière d’aucuns auront très certainement  quelques idées frappées du coin du bon sens ; et puis elle aussi sans doute.

Le coup de génie des USA à l’origine de ce conflit, c’est d’être parvenu à faire passer Zelenski pour un boucher va-t-en-guerre ; les USA avec Trump incarne alors le « good guy  humaniste, soucieux des pertes humaines » ; ironie et cynisme achevés quand on sait ce qu’a coûté en millions de vie le saccage du Moyen-Orient vingt années durant.

Un seul gagnant : les USA ! Chapeau l’artiste ! Chapeau bas ! Et puis aussi, un chapeau pour y recueillir notre vomi.

 

***

 

        « Sauve qui peut ! Péril en la demeure ! Poutine, l’ogre russe ! »

 

Désoeuvré, sans talent, sans compétence, un Glucksmann, fils de son père, « Pompom girl » de la politique, donne de la voix, en va-t-en-guerre avec la peau des autres  - c’est la voix de la social-démocratie qui se fait entendre… cette vieille garce et salope de social-démocratie car on ne se refait pas, jamais ! Retour à la SFIO : "Faut que ça hurle, que ça saigne, que ça crève… nom de dieu !"

Rappelons ceci à toutes fins utiles : il n'y a pas d’Europe sans la Russie -  pensons seulement à cette Europe qu’un de Gaulle appelait de ses vœux ; une Europe de Brest à Vladivostok.

Il n'y a pas de Russie sans l'Europe – à sa prise de fonction, Poutine avait demandé à réintégrer la famille Européenne ; les USA ont dit niet ; l’U.E leur a obéi.

Rappelons aussi ceci : pour exister, la Russie a besoin de l’U.E. et sûrement pas de lui faire la guerre ; une guerre dont elle n’a pas les moyens ; Poutine l’a très tôt compris tout en reconnaissant que son pays n’était pas encore prêt pour une telle intégration ou réintégration ; c’était il y a 25 ans ; à ce sujet, n’oublions jamais que Dostoïevski, Tolstoï, Gogol, Tchekhov, Pouchkine, Soljenitsyne, Lénine sont européens - pour ne rien dire des composteurs et artistes russes de Tcheikovski à Stravinski ; Chagall, Eisenstein, Tarkovski…

A la chute du Mur... l'Otan aurait dû être dissoute et l'Europe oeuvrer à proposer un partenariat à la Russie. Certes, les USA s'y seraient opposés car en aucun cas ils ne souhaitent faire face à une "Europe puissance" capable de se forger un destin en toute autonomie ; destin à l'Est et bien au-delà de Moscou .. ... jusqu'en Asie. Aujourd'hui, ce sont les USA qui décide de la relation Europe-Russie, soufflant à leur guise le chaud et le froid.

Un quai d’Orsay avec pour ministres des affaires étrangères des chèvres qui se succèdent et à qui il ne manque plus que du rouge à lèvres - Villepin le surdoué enrage… assurément ! D'aucuns diront  que le monde est mal fait ; erreur, il est parfaitement ajusté à tout ce dont ceux qui décident de ce qui est et de ce qui doit être… le destine ;  les  courtiers, eux,  ne savent plus où donner de la tête et de la commission - 30% sur les placements ; 30% sur les plus-values ! Faut dire que toutes les valeurs boursières liées à l’industrie de l’armement sont en hausse ; et ce n’est qu’un commencement. Budgets en milliards… à nouveau des fortunes seront faites même si Dick Cheney n’est plus là pour en profiter (c’était avec la casse de l’Irak). N’empêche, le fils Biden n’est pas loin ; son père l’a gracié avant de passer la main recouvrant un moment tous ses esprits comme on recouvre sa liberté d’agir selon son humeur, (mais bon, on dit que « c’était moins une » ; tête en l'air, il a bien failli oublier sa progéniture ! – sueurs froides chez l’intéressé) ;  ce fils va pouvoir reprendre du service.

Un seul gagnant de l'Europe jusqu'à l'Oural : les USA... qui n'en sont pas ... de l'Europe. 

 

***

 

              La peur est la meilleure des conseillères en politique. Après une première tentative de diversion avec l’Algérie et la promesse d’une approche musclée derrière un pupitre, Bayrou se verrait bien animer un feuilleton qui aurait pour titre «  Armons-nous contre Poutine !» dans l’espoir  que le fantôme des « années Bétharram » s’éloigne peu à peu, les compromissions, les lâchetés, les mensonges, la complainte du traumatisme de leurs victimes…

Après tout, la guerre, c’est aussi un moyen comme un autre de faire en sorte que l’on vous fiche la paix.

D’autres en appelleront à la raison - voire au sacrifice : revoir à la baisse toute revendication d'ordre social en particulier, à la grande satisfaction du MEDEF et des carrières qu'il offre car, assurément « la menace sur notre sécurité doit dominer tous les débats !» - et rafler tous les crédits. Gare à ceux qui s’y opposeront  : l'esprit de Munich ne sera pas toléré ! 

Déjà sur le départ, pour Macron matamore, qui n'a qu'une patrie - sa carrière -, et qui a bien l'intention de continuer à faire le kéké... il s'agit de se positionner ; un destin européen pourrait bien lui sourire. 

Aussi, on identifiera deux gagnants en France : le MEDEF et le personnel politique qui a besoin de se faire oublier ou bien mousser.

 

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