Etre au monde, oui ! Mais sûrement pas de Ce monde ! Près de 20 années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs ; durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités. Bonne découverte à tous !
13 Septembre 2025
Tous les Français issus de notre histoire coloniale n'avaient aucun intérêt à détester leur pays dit « d'accueil » pour les uns, « pays de naissance » pour les autres : la France, un pays riche doté d'un Etat de droit, d'Institutions soucieuse d'une justice indépendante, éducation pour tous, une protection sociale généreuse qu'aucun des pays dont ils étaient originaires ne pouvait concurrencer dans ces domaines ; tous n'avaient donc aucune raison de regretter de ne pas être né qui au Maroc, qui en Algérie.
En revanche, à des millions de Français dits « de souche » dont l'identité est indissociable d'une Histoire coloniale au cours de laquelle des populations pas encore titulaires d'une carte d'identité française - population d'origine extra-européenne - avaient fait l'objet d'une dévalorisation certaine, voire d'une déshumanisation, cela ne leur coûterait rien de cultiver à leur égard un rejet tout aussi prégnant, d'autant plus que s'ils pouvaient reconnaître « en avoir besoin de ces français venus d'ailleurs », aucune obligation leur était faite de les accepter.
Or, les médias de Bolloré qui s'évertuent à placer au centre de tous les problèmes nos compatriotes issus d'une immigration dite « post-coloniale » sont bel et bien la voix de cette France qui, pour ne se reconnaître aucun devoir, n'a rien à perdre mais tout à gagner, comme pour trouver enfin une issue politique à ce rejet qui est le leur, et ce depuis des décennies, en
contribuant à créer les conditions de "la prise de l'Elysée" par un parti RN qui possède un potentiel raciste, liberticide et « homicide » colossal ; un potentiel que l'on ne trouvera dans aucun autre parti.
Les uns avaient donc tout à perdre ; les autres... rien.. sinon tout à gagner... aussi, il serait donc temps de reconnaître ce que nous tous qui sommes Français de souche, plus généralement européenne, avons bien pu rater ? Qu'est-ce qui leur est arrivé à tous ces Français qui n'avaient aucun intérêt à détester cette France où ils sont nés ?
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Tous ceux qui ont pu observer le métier de policier sur une longue période - en particulier lorsque ce métier est exercé en zone «urbaine » - feront sans difficulté le constat suivant : dans sa fonction, le policier de ces 20 dernières années, se suffit à lui-même, fort de son statut; il ne prend pas la peine de rechercher auprès du public, pour en reconnaître la nécessité, la validation de ce qui fait sa légitimité car, dans son esprit... esprit forgé dans le cadre d'une formation qui le prépare à servir l'Etat, son monopole de contrôle et de répression (monopole de la violence et de l'usage des armes à feu), sa légitimité reposerait sur les pouvoirs que lui confère sa fonction : il est légitime - compétent et digne de confiance, sûr de son bon droit - car il a été reconnu apte à se voir attribuer des pouvoirs d'une nature exceptionnelle ; en effet, il
est le seul à en posséder l'usage ; en cela, il est supposé « faire autorité », incontestable et intouchable - au sens de... non influençable ou bien non susceptible de se laisser « sensibiliser », comme attendrir.
Il ne s'agit pas seulement d'un monde fermé que celui du policier mais d'un monde qui n'a besoin d'aucun autre monde pour donner un sens à sa fonction et à son mode d'exécution ; d'où l'absence de l'idée d'être « au service de...»; absence de recul, de distance, de convivialité aussi ; dans le pire des cas : absence de sens moral quant aux missions qui lui sont confiées. Dans l'exercice de leur fonction, les policiers sont, à leur manière, de « tristes robocops », et c'est sans doute la raison pour laquelle en cas de crise morale et existentielle, très vite ce policier est abandonné ; seul il se retrouve car ses propres collègues, comme insensibilisés, absents, ne peuvent rien pour lui
(situation à ne surtout pas confondre avec une solidarité suite à l'agression de l'un d'entre eux); collègues qui n'ont pas encore pris conscience du fait que bientôt, personne ne pourra les secourir non plus; d'où l'augmentation du recours au suicide : aucune autre solution n'est alors envisageable car disponible.
A terme, il se pourrait bien que le policier développe un comportement que l'on pourra prochainement qualifier de sociopathe : comportement anti-social ; par sa hiérarchie, peu disposée à le reconnaître publiquement, en fonction de la personnalité du locataire de la dite Place Beauvau, ce risque sera évalué ; il peut être aussi totalement ignoré à dessein et en toute irresponsabilité car le policier n'est jamais finalement que le bouc émissaire d'un Etat sous influences peu soucieuses de l'intérêt général ; de surcroît... de toute idée de justice des conditions d'existence des êtres humains.
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Massacre de masse des Gazaouis - 83% de civils - estimation de l'armée israélienne -, destruction de leur habitat... si nous n'avions aucune illusion quant à la moralité du CRIF, de la LICRA, des Finkielkraut et des Goldnadel qui ont pour leitmotiv « Ma communauté, à tort ou à raison !», en revanche, jamais nous n'aurions pu anticiper que des Pécresse, des
Larcher, des A. Berger, des Bellamy jusqu'à une dénommée Céline Imart primo-députée européenne, agricultrice de métier, qui est passée de la conduite du tracteur au char d'assaut, se rangeraient en faveur de cette moralité.
Que la caste « artistes, acteurs, actrices », écrivains et intellectuels ferait le choix - à de trop rares exceptions - de se réfugier dans un silence lâche et veule; et enfin.... que des centaines de salariés des médias dits officiels - à l'exception des médias de Bolloré qui ont trouvé dans leur philosionisme l'opportunité d'afficher leur détestation de l'Arabe et du Musulman -,
peineront à trouver les mots justes - de France-Culture à BFM - pour qualifier le massacre de masse des Gazaouis; les uns par conviction, les autres dans le seul souci de la sauvegarde de leur emploi.
Aussi, force est de constater qu'il y a bien un « avant et après » au 7 octobre 2023 dans la France de Montesquieu, Hugo, Jaurès, Bernanos, Jean Moulin, Aimé Césaire ; car il est là cet « avant et après »... chez ceux qui, majoritaires, auront été capables de s'en laver les mains du massacre de masse des Gazaouis. Et c'est alors que cet « avant et après »
annonce le retour d'une France A NOUVEAU disposée à s'accommoder d'un fascisme occupant à terme le palais de l'Elysée. N'ayons aucun doute à ce sujet.