Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde, oui ! Mais sûrement pas de Ce monde ! Près de 20 années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs ; durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités. Bonne découverte à tous !

Publicité

Contre Alain Soral... un procès d'intention en antisémitisme qui n'explique rien...

 

 

 

 

 

 

 

 

Dire à qui ne l'a pas encore entendu que Soral est antisémite et d'extrême droite, c'est ne rien dire du tout sinon une chose " On ne débat pas avec un antisémite" ; c'est un peu comme vouloir disqualifier Louis-Ferdinand Céline - pour prétexte ses pamphlets antisémites -, et alors qu'il est considéré comme un des dix plus grands auteurs francophones du 20è siècle... ou bien alors, il ne faut pas s'afficher "critique littéraire" en ce qui concerne ce Céline... et combien d'autres encore, quand on sait que tous nos auteurs, de Voltaire à Bernanos, ont dit du mal des Juifs.

 

Aussi, on ne peut pas "traiter le cas Soral" sans évoquer ce qu’il faut bien lui reconnaître : son intelligence, sa culture et son talent.

 

1 - Le fait qu'il soit antisémite - pour peu qu'il le soit pur avoir été condamné à ce sujet - nous renseigne tout juste sur ses motivations ; ce qui le meut : ses choix quant à ses thèmes de prédilection ; en aucun cas sur la pertinence de son travail...

 

2 - En ce qui concerne le lobby israélien qui sévit en France, le martyre palestinien en lien avec la politique d'un Etat étranger nommé israël (le sionisme) ainsi que le judaïsme ( la judéophobie de Soral)... -  ces trois sujets étant indissociables - il faut reconnaître que ses analyses sont difficilement contestables.

Son seul tort c'est d'évoquer un "lobby juif"... en lieu et place d'un "lobby israélien" car il n'y a jamais eu de lobby juif en France mais une excellence juive - un lobby de l'excellence alors ? - que seule l'Europe, soit dit en passant, a su favoriser, de Spinoza à E. Morin. Certes, cette excellence s'est effondrée depuis G. Steiner, le dernier grand juif européen décédé ; cause de cet effondrement : un CRIF qui a exigé de Nos Juifs français ou de nos Français juifs, une allégeance indéfectible à un territoire plus qu’à un Etat… israël, jusqu'à souhaiter qu'ils soient des Juifs israéliens accessoirement français.

Notez au passage que le mouvement LFI est persécutée pour les mêmes raisons : avoir dit la vérité sur israël et sa société en tant que projet et finalité.

 

3 - L'intelligence et le talent de Soral ? Soral est porteur d’une capacité à analyser un fait de société, un événement, bien supérieure à tous ceux qui, dans nos média, ont la charge de nous expliquer "qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui", et ce quel que soit le sujet ; c'est la raison pour laquelle avec Soral, s'il faut « en laisser », il ne faut jamais oublier d'en prendre.

Certes, Soral ne sait pas toujours choisir ses mots ; aussi, à s’y prendre mal, on peut finir par avoir tort, même face à des gens peu recommandables, des gangsters... voire des salauds, qui, alors, ne se priveront pas d’avoir raison ; pour eux l’occasion est trop belle ! Vous pensez bien : mettez-vous à leur place...

Notons que seuls les « dérapages » de Soral font l’objet de poursuite ; dérapages prétexte à tous les procès ; dérapages souvent périphériques à sa réputation d’antisémite. De là à penser que Soral serait son pire ennemi…

Soral est-il d'extrême droite ? C'est sûr : il n'est pas de gauche ! Quant à son "droite des valeurs et gauche du travail"... pour le marxiste qu'il est... cette dissociation est franchement surprenante car les valeurs sont déterminées par la PRODUCTION : qu'est-ce qui est produit, par qui, comment, dans quelles conditions, à quelle fin ? Production à la fois immanente et transcendante : matériel et immatériel… voire symbolique  et fétichiste… tous indissociables..

A ce sujet, il y a bien une production de droite et une production de gauche – si authentique -, d’une gauche indissociable d’une pensée écologiste et écologique globale des corps et des esprits, de la chambre à coucher à l’entreprise : Elisée Reclus, André Gorz, Bruno Latour, Edgar Morin..

 

A propos de Soral, personne ne peut faire l'économie d'un travail approfondie ; et tous s’en gardent bien : est-ce parce que certaines de ses analyses sont irréfutables ? Les procès d'intention n'ont aucun intérêt car ils n'expliquent rien. Faut « bosser » et savoir « bosser »… même si, en ce qui concerne le "cas Soral", un courage supplémentaire sera nécessaire étant donné la nature de ses ennemis et l'environnement médiatico-politique autour de la question : "Etre sioniste aujourd'hui en France" ; en particulier depuis « Gaza octobre 2023 » et la validation par cette classe médiatico-politique française (à l’exception du mouvement LFI) du massacre de masse de 70 000 à 100 000 Palestiniens (massacre équivalant à plus de 2 millions de victimes d’une population française) avec la complicité de toute la société israélienne qui n’a de cesse d’élire depuis des décennies de véritables gangsters de la morale et du droit.

En gardant à l'esprit le questionnement suivant et la réponse : combien de "7 octobre" du côté des Palestiniens depuis 1948 ? Des dizaines. 

 

***

 

Alain Soral par-ci, Alain Soral par-là…

Si l’on doit placer le courage dans le registre « qualités humaines », tout comme l’honnêteté, reconnaissons que cela demande une montagne de courage d’être Alain Soral alors que le fait de se ranger du côté ses détracteurs n’en demande aucun.

Il est vrai que le courage a cette vertu : il confirme l’erreur qui consiste à  refuser de le considérer bien en face, du regard et de l’analyse. Rien de surprenant à cela car le courage est plus souvent du côté de la vérité que du mensonge ; aussi, le courage dissuade, il intimide et plus encore lorsqu’on se sait dépourvu de cette qualité.

Reconnaissons toutefois qu'un contexte général s'est imposé : celui de la fin des débats - à l'aune d'un niveau de culture et de capacités intellectuelles insuffisant - qui cache sans l'ombre d'un doute des projets politiques liberticides, inégalitaires, anti- humanistes... voire crapuleux dans
ses déterminants et ses terminaisons ; projets qui ne recueillent déjà plus d'adhésion majoritaire depuis trois décennies.

Chaque procès d'intention à l'endroit de Soral ne fait l'aveu que d'une impuissance qui se condamne à ne raisonner qu'autour du triptyque "tribunaux, amendes, prison"... 

Impuissance donc ; impuissance à répondre à Soral ; et c'est bien cette impuissance-là qui devrait être ressentie comme un véritable problème d'ordre à la fois réthorique, dialectique et sociétal ; or, ce problème ne l'est pas ; aucun questionnement ne l'accompagne, en particulier au sein de la communauté juive : "Comment se fait-il que l'on ne puisse pas répondre à Soral pour choisir de ne jamais le faire ?" Or, cette impuissance devrait être analysée car  la cause de cette impuissance - israël sans l'ombre d'un doute - mérite que l'on s'y intéresse ; un israël qui a comme "vidé" deux générations de Juifs français ; d'où l'effondrement moral dans un premier temps et intellectuel dans un second, qui frappe cette communauté sous la forme d'un aveuglement, d'une mise sous emprise et d'une médiocrité sans précédent que l'on peut retrouver sur le réseau X, là où tous semblent s'être donné rendez-vous.

Si l'on se doit de rappeler que Karl Marx, Georg Lukacs, Lucien Goldmann font partie du panthéon de Soral... dépit, frustration, déception... peut-on alors s'aventurer à laisser entendre que cet effondrement... moral en particulier - ses causes et ses conséquences - a "fabriqué" un Soral et d'autres encore qui n'ont  pourtant jamais contesté l'excellence juive européenne que seule l'Europe, il est vrai, à su favoriser... et l'apport qui a été le leur durant quatre siècles... de Spinoza à E. Morin ?

Rien n'est moins incertain. A charge pour tout un chacun de prouver le contraire.

____________

 

Pour prolonger, cliquez : Alain Soral 

Publicité

Quand il a été question de dénoncer la haine et d’en mentionner un exemple (vidéo à 8.40 ), doit-on s’étonner que Bégaudeau ait choisi la haine anti-juive - l’antisémitisme donc -, en lieu et place de la haine raciste anti-arabe et anti-musulmane ? Bégaudeau aurait-il inconsciemment intériorisé le fait que la haine anti-juive est à dénoncer prioritairement car, la dénonciation du racisme ne rapportant rien, en revanche, on aurait tout à gagner à défaut de prendre le risque de perdre, à faire savoir que l’on s’oppose à la haine anti-juive ?

Comme si quiconque pouvait ouvertement encourager cette haine.

Déception à son sujet ? Ou bien, étant donné sa personnalité et sa condition en tant qu’auteur et éditeur - dépendance et servitude -, peut-on estimer que c’était « couru d’avance » ?

Certes, Bégaudeau, c’est agréable à écouter ; c’est une tonalité, une fréquence vocale, un débit, un timbre de voix qui apaisent. Bégaudeau, c’est apaisant donc ; on apprend pas grand-chose contrairement à d’autres qui savent stimuler le cortex visuel qui occupe le lobe occipital du cerveau… mais nous n’avons pas tout perdu pour autant car Bégaudeau c’est une berceuse ; les pouponnières et les crèches devraient le recruter ;

Bégaudeau c’est du Erik Satie dont la musique nous repose de celle des sonates de Beethov - et pas seulement les dernières, tapageuses ; comme en crue… et prémonitoires ; sonates qui ont déjà une belle mémoire de l’avenir ; de ce qui sera pour devoir l’être : Muss es sein, es muss sein.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article