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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs avant la fermeture de leur plateforme respective sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

"En thérapie" : quand la psychanalyse et son patient-client font leur cinéma là où l'émotion est le pire des mensonges - 2

 

           Figure archétypale et mondaine de la psychanalyse : baratin, standing et pognon

 

***

 

       Certes, avec la psychanalyse, il est question de son prochain et de son écoute mais… attention ! en monnaie sonnante et trébuchante cette écoute net d’impôts dans des appartements  à grande hauteur de plafond, au parquet en bois massif.

Il est vrai qu'avec la psychanalyse c’est la bourgeoisie qui s’occupe de la bourgeoisie et en particulier, du vide qui la taraude, celui creusé par un souci constant du tiroir-caisse, de ce qu’il contient et pourrait contenir davantage encore ; les classes populaires, elles, c'est à noter, n’ont pas le temps de la névrose : il leur faut assumer ce qu’on appelle le « principe de réalité » ; un principe sacrément formateur et accapareur ; on en prend vite le pli !

Ce qui demeurera à jamais condamnable à propos de cette métapsychologie, cette métaphysique immanente et nombriliste, c’est l’argent qui y circule consubstanciellement ; c'est l’argent qui y trempe, y baigne, y règne en maître ; son odeur putrescente ; l'odeur d'un argent volé à la souffrance psychique de l’autre ! Argent de la honte, en espèces qui plus est, toujours, pour ne laisser aucune trace ! Argent de la fraude.

L’argent donc mais plus important encore car plus significatif à propos de cette consubstancialité mentionné plus haut, avec la psychanalyse, il est aussi question de la haine de l’acte gratuit, non tarifé, non marchand.

La psychanalyse et son mode d’exercice ? Excrément et urine de la charité, conception ultra-bourgeoise, ultra-libéral (au sens économique du terme)  des rapports humains, assurément ! D'où son caractère abject car enfin, quiconque se fait grassement payer pour écouter les autres dans l’exclusion de tous ceux pour lesquels il n’aura pas un regard, pas une oreille ( Pas d'argent, pas de psychanalyse !) devrait être condamné à une surdité définitive, les tympans crevés.

Précisons ceci : contrairement à un psychologue ou à un psychothérapeute clinicien, exerçant à l'hôpital public qui plus est, la psychanalyse n’est pas un travail d'autant plus qu'elle n'est sanctionnée par aucun diplôme digne de ce nom ni reconnue pour un savoir-faire quel qu’il soit car, il faut le dire :  le psychanalyste ne sait rien faire (… et de sa vie non plus). Ce sont les autres qui « font » à sa place.

Aussi, grande est la tentation d'exiger que les psychanalystes se décident enfin à trouver un travail ( doit-on les y contraindre ?), un vrai travail ; et s'ils tiennent à écouter les autres, si leurs "frères humaines" les l'intéressent autant (... et toujours après une vraie journée de vrai travail), ils pourront à loisir, inviter leur voisin ou quiconque, à partager une tasse de thé ou un verre de vin, par exemple... d'autant plus que n'importe qui peut être le psy de son prochain. 

Si la société a besoin de thérapeutes, si ses membres ont besoin d'être écoutés, entendus, ayons le courage de dire ceci : nous n'avons pas besoin des psychanalystes, de ces parasites et de ce rapport avec l'argent qui le leur ; cette préoccupation de porc ! 

 

                  " La psychanalyse ne fait du bien qu'aux psychanalystes et à leur portefeuille. La psychanalyse ne soigne que les psys. Il faut voir comme ils en redemandent... et ils sont bien les seuls. Privée de ses génies et de ses sorciers surréalistes, la psychanalyse n'est servie le plus souvent que par des voyeurs sans talent, des pompeurs d’expériences, d‘oxygène et de salive. Ils vous assèchent lentement car ils n’en ont jamais assez. Si vous cessez de leur parler, je crois, qu’ils meurent. Oui ! Monsieur ! Un psychanalyste qui n’a plus de patients meurt vidé de son sang parce que son sang... c’est votre sang ! Ce sont des sangsues qui se font passer pour des ventouses médicinales. Les nouveaux vampires de nos sociétés déboussolées, ce sont eux ! Alors... si vous refusez de vivre, devenez psychanalyste ! Et vos patients qui... eux... ont pris tous les risques... vos patients vous diront tout ce que vous avez besoin de savoir. Pas étonnant qu'ils aient si peur de l'évaluation et du regard des autres tous ces psys défroqués ! Une peur viscérale de se confronter à la réalité. Plus ignorant qu’un psy, vous ne trouverez pas car avec eux, celui qui sait n‘est pas celui qui fait mais... celui qui regarde faire. Ils ont dans leur analyse, le recul de ceux qui, immobiles et morts de trouille, refuseront toujours de vivre car, vivre c'est aussi et surtout, prendre le risque de ne jamais pouvoir oublier tout ce dont on ne souhaite pas se souvenir. Et ça, ça ne leur a pas échappé, tout conscients qu'ils sont."

                    Extrait du titre : Confession d'un ventriloque

 

 

Pour prolonger : cliquez "En thérapie" - volet 1 ICI

 

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