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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Crise de la transmission et deuil de l'oubli - 2

  

Ce que vous n'avez pas connu ne peut en aucun cas vous manquer !

En sommes-nous si sûrs aujourd'hui ?

 


         

                                   

Plus qu'une oeuvre musicale : une cathédrale

 

 

         Maeterlinck, Debussy... ou quand l'opéra rencontre le meilleur de l'association "langue, musique et chant", une fois purgé (sevré ?) de Wagner (et de l'opéra italien), sous la direction d'un Debussy extasié.

 

 

             Comme compositeur, théoricien, pédagogue, administrateur et chef d'orchestre, Pierre Boulez a écrit une des plus belles pages de la musique de la seconde moitié du XXè siècle... sinon la plus belle.

 

______________

 

 

             J.S Bach, Claude Debussy, Pierre Boulez...

Qui les protégera de l'oubli, de cette perte de mémoire, de cette amnésie savamment organisée et entretenue par des marchands de succédanés et une économie de l'ersatz qui a tout emporté sur son passage ?

Au sujet de cet oubli, le véritable deuil, finalement, n’a pas pour objet la perte - à l'heure du numérique, plus rien ne se perd, et pour peu qu’il s’agisse d’une œuvre, celle-ci est indestructible : désormais, ce qui a été le sera à jamais !

Non ! Aujourd'hui, le deuil a bien plutôt pour objet l’absence de transmission et l’ignorance certaine de ceux à qui aucune chance ne sera donnée de découvrir et de connaître tout ce dont il nous a été donné d'être les témoins...

Car si Internet c'est toute la mémoire du monde, avec le concours de millions d'acteurs du web déterminés à transmettre le passé, même récent, encore faut-il soupçonner l'existence de tout ce qu'une génération a pu faire advenir intellectuellement et artistiquement.

 

              Le deuil, c’est donc le deuil de la non-transmission avec lequel il nous faut vivre ; le deuil de notre incapacité à pouvoir transmettre et « raconter l’autre » qui n’est plus ; le raconter auprès d’un public absent, indisponible ; des millions d'êtres humains privés de leurs capacités à faire un pas en arrière car, aujourd’hui,  il n’est donné à personne de se retourner : "Pas le temps ! Et puis j'étais pas né !"

Et ce deuil-là est sans recours ni consolation.

 

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