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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Liberté de création et d'expression : d'un pays à l'autre 

                    Artiste contestataire iranien : Barbad Golshiri 

 

 

 

En Iran, tout comme en France et ailleurs encore, il y a des sujets que vous ne pouvez pas aborder, des comportements, des injustices que vous ne pouvez pas dénoncer non plus et des individus que vous ne pouvez pas remettre en cause publiquement (corruption, actes criminelles - pédophilie et autres) dans les médias dominants et ailleurs sous peine de sanctions. 

 

Certes, les abus, les injustices interdits de dénonciation diffèrent d'un pays à l'autre ; ce qui explique la raison pour laquelle il n'y a pas ni plus ni moins de censure en comparaison dans ce pays-ci que dans ce pays-là (encore une fois : seuls les sujets interdits diffèrent et sans doute aussi la nature de la sanction) puisque dans chacun d'entre eux, vous pouvez être poursuivi en violation de vos droits par des tribunaux sous influence (politique, religieuse ou communautaire) ou bien être la victime d’une exclusion impitoyable à la fois sociale et professionnelle : mise au placard, licenciement, dénonciation calomnieuse, passage à tabac, bannissement

 

  • Un réfugié iranien en France n’aura aucun mal à dénoncer dans les grands médias de nos milliardaires le régime des Mollahs et les atteintes aux droits de l’homme dans son pays… mais que ce même iranien ait le courage téméraire ou l'inconscience de dénoncer la politique européenne et étasunienne responsable de la mort et du déplacement de plusieurs millions d’Arabes et de Musulmans ainsi que la politique scélérate d’un Etat nommé Israël et de ses officines qui sont le CRIF et l'UEJF (la LDH, la LICRA, SOS racisme aussi dans une moindre mesure et parce qu'ils sont tout de même dans l'obligation de le dissimuler) à l’endroit d’un peuple sans défense, les Palestiniens, on ne donnera alors « pas cher » du statut de réfugié politique de cet Iranien.

 

  • Pareillement : un Français installé en Iran n’aura aucun mal à dénoncer ce qui mettra en grande difficulté notre réfugié  iranien installé en France mais c’est à ces risques et périls qu’il décidera de remettre en cause ce même régime des Mollahs qui vaut pourtant à notre réfugié iranien un beau titre de réfugié politique. 

 

Pour cette raison, on pourra reconnaître sans difficulté qu'un réfugié de la Corée du nord est bien plus libre en France quand il s'agit de dénoncer des agissements qui concernent son pays puisque la France lui permet d'échapper à la censure coréenne et un Français bien plus libre en Corée puisqu'il pourra échapper à la censure française et aux sanctions car ces deux pays ( et d'autres bien évidemment) sont bel et bien sur un pied d'égalité quand il est question de taire, de faire taire, une parole qui n'a pas sa place aux yeux de ceux qui ont le pouvoir d'en juger, arbitrairement puisqu’il s’agit le plus souvent d’une question de rapport de force ( économique et culturelle ou communautaire principalement) dans chacun des pays pris en exemple.

 

La situation en Europe étant ce qu’elle est en ce qui concerne la liberté d’expression, un média en particulier a compris qu’il avait une carte à jouer : il s’agit du pur player RT ( média d’Etat russe) devenu « le refuge » de tous les bannis des médias dominants francophone mais pas seulement puisque ce média est implanté dans tous les pays de l’E.U.

 

Et puis enfin, on ne manquera pas de noter ceci : plus un média est verrouillé plus il est généreux quand il s’agit d’accorder des espaces de liberté d'expression à des intervenants étrangers (comme donner la parole aux réfugiés iraniens et syriens) issus de pays très restrictifs dans le domaine de la liberté d'expression, à condition toutefois qu’il s’agisse d’un pays ennemi – un adversaire sur un plan géopolitique - car on ne libère pas de la censure une parole bannie par un allié ( aux USA et en GB : les Assange, les Snowden) : écran de fumée imparable cette générosité quand il est question de cacher un verrouillage tous azimuts de tartuffes éhontés de la défense de la liberté de création et d'expression.

 

La radio France Culture en particulier est passée maîtresse dans ce domaine.

 

 

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Banni des médias et des salles de spectacles depuis ce sketch improvisé sur France 3 un 1 décembre 2003, persécuté sans relâche par les officines israéliennes française que sont prioritairement le CRIF et l’UEJF ( entre autres), jamais il ne sera accordé à Dieudonné la moindre trêve.

 

Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être l’esclave d’un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres...

 

Procès après procès, Dieudonné demeure assurément le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière et les moralistes du 17è et 18è siècles.

 

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