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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Reforme des retraites : de l'Elysée à Matignon, de l'U.E au Capital mondialisé

                       Réforme des retraites et médias....

               Reste toutefois à comprendre pourquoi tous les salariés et non-salariés ont compris que cette réforme a pour unique préoccupation la baisse des retraites à l'exception de tous les «journalistes », de tous les éditorialistes et de tous les chroniqueurs  des médias dominants dégoulinant de parti-pris : celui de leurs propriétaires qui signent les chèques en fin de mois ! 

 

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Dommage qu’il n’y ait personne dans les médias dominants (les syndicats non plus ! Eux qui, pourtant, auraient tout intérêt à le faire contrairement à ces médias !) pour re-placer dans un contexte plus global cette réforme des retraites  car celle-ci a bien évidemment tout à voir avec les réformes du droit du travail, des droits des chômeurs, du financement des services publics  - de  l’hôpital en particulier -,  qui l’ont précédée ; reformes conduites par les locataires de l’Elysée et de Matignon ;  premier niveau de la « re-mise en contexte » de cette réforme des retraites.

 

A un deuxième niveau contextuel, on trouvera l’U.E qui réclame ses réformes depuis 20 ans et que la France peine à conduire ; une France en retard à propos de la sape, de la casse d’une logique de financement approprié d’une société solidaire et performante en termes de protection et de sécurité sociale ; comprenez : une France en retard de précarité généralisée et de paupérisation croissante d’une partie importante de la population ; salariés, auto-entrepreneurs et retraités. 

 

Au-dessus de l’U.E… à un troisième niveau, on  trouvera le mondialisme : projet de mise en concurrence de tous contre tous… ( de toutes les économies ) à la tête duquel on trouvera le Capital ; un Capital mondialisé qui n’a de cesse depuis trente ans de faire face à la menace chaque jour plus réelle d’une baisse drastique des profits  - des taux de retour sur investissement ; baisse qui, aujourd’hui, a deux causes principales : la fin d’une énergie bon marché ; la fin d’une exploitation irresponsable d’énergies fossiles qui tuent notre planète, empoisonnent et étouffent sa population, avec pour conséquence, la fin de la croissance (énergies abondantes et bon marché) ou bien plutôt, la fin d’un modèle de développement uniquement basé sur cette croissance, le tout dans le cadre d’une transition écologique incontournable qui ne peut avoir lieu que dans la récession. Pas de croissance pas de profit ! Or, la baisse des profits n’est pas une option pour le Capital mondialisé. Reste alors une solution : la baisse drastique des taxes, des prélèvements, de la redistribution, salaires, retraites et protections ; notons que les GAFAM soutenus par les présidences étasuniennes successives qui rechignent à être taxés, sont déjà dans cette logique du refus de l’impôt, ou bien alors, a minima seulement. 

 

Reste un dernier niveau, comme un retour à la case départ, qui concerne les acteurs de la conduite des réformes évoquées plus haut, à savoir la classe politique en général ( le personnel des médias dominants en soutien) et en particulier, les locataires des lieux d’exécution de cette logique mondialiste du Capital : Matignon et l’Elysée en ce qui concerne la France ; à ce dernier niveau, tout personnel, hyper-individualiste et intéressé, un stade au ras de pâquerettes, on trouvera un seul souci : les perspectives de plan d’évolution de leurs carrières à tous, à l’international principalement, car tous ont intégré ce qui suit : laisser plus de pauvres derrière soi en quittant ces postes d’exécution des directives du Capital mondialisé (le maître d’Ouvrage) avec l’U.E comme maîtresse d’œuvre, est un impératif pour quiconque souhaite prétendre à ces carrières. Car enfin, pourquoi alors se donner autant de mal !

 

En Europe, Tony Blair ( aidé par Thatcher qui l’a précédé) et Gerhard Schröder seront sans doute les premiers à s’y conformer (ils ont laissé plus de pauvres derrière eux après leur départ) ; à propos de Merckel, on peut déjà prédire qu’elle n’aura pas dérogé ;  quant à Macron,  étant donné le « retard » pris par la France, on peut déjà le nommer champion toutes nationalités confondues, de cette loi d’airain : plus de précarité, plus de pauvres, toujours et encore plus… après le passage d’exécutants (appelons-les « Premier ministre, Chancelier ou Président » ) membres d’une caste cooptée par un Capital dont on aurait vraiment tort de sous-estimer les qualités de prévoyance (et d’anticipation dans les actes)… notamment au sujet de l’urgence climatique et de ses conséquences sur la croissance et les profits. Rien de surprenant à cela, puisque gérer c’est prévoir. 

 

***

 

              La fin de la croissance, la fin de l’abondance énergétique et son utilisation non-soutenable, la transition écologique qui se fera dans la récession, contrairement à ce qui nous est quotidiennement asséné et qui justifierait une réforme des retraites sur la base d'un "Nous vivrons plus longtemps, aussi travaillons plus tard encore !",  dans les décennies à venir, que l’on vive plus longtemps et en meilleure santé qui plus est, de nombreuses études semblent craindre le contraire car... pas de croissance, pas de moyens, pas de moyens pas d’investissement et pas de prise en charge d’une santé aux coûts plus élevés année après année, le tout dans le contexte d’une population toujours plus nombreuse dans le vieillissement.

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