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Le meilleur de Serge ULESKI : société, politique, art et culture

Etre au monde mais sûrement pas de Ce monde !........Quinze années d’édition de billets de blog sur 20-minutes, Médiapart et Nouvelobs sont réunies ici. Durant toutes ces années, sachez que tout ce qui est beau, rare, difficile et courageux ne m’aura pas été étranger ; d'où le choix de mes catégories et des sujets traités.

Le Média TV, mobilisation, révolution : qu'est-ce qu'il est réaliste d'espérer ?

 

 

           

 

                 C'est sûr ! Donner le sentiment à « Macron et ses réformes » que l’on n’en a rien à faire, ce n'est certes pas la meilleure des idées si on doit, à terme, s'y opposer.   
 

Que seule la mobilisation permet d’envoyer un signal clair à ce sujet est une évidence, à la condition suivante néanmoins : que cette mobilisation intègre à la fois une sanction électorale, les manifestations, la grève - idéalement une grève qui permet l’arrêt de la production ; ce que redoute par dessus tout le Système - , ainsi que la recherche du soutien des "People", très influents auprès de la majorité silencieuse pour laquelle c'est souvent "le plus connu" qui a raison. 

 

                Restons lucides : la mobilisation (élection, manifestation et grève) a pour but ce qui suit :

 

- Faire douter LREM : « On ne peut plus compter sur Macron pour notre ré-élection ».

 

- Faire douter les classes moyennes (celles qui permettent seules la ré-élection de Macron et le renouvellement du mandat de ses députés) : « Macron n’apporte que la chienlit » 
 

- Faire douter ceux qui sont allés chercher Macron (banques, médias, multinationales) pour en faire un "président".

 

Dans cette attente… oublions un moment le RN ! Faire son procès semaine après semaine, c'est travailler pour Macron et sa ré-élection ; d’autant plus que ce procès ne s'adresse qu’à des convaincus ; ceux qui votent RN n'y prêtent aucune attention : " MediaTV ? Connais pas !"

 

            Concentrer toute son énergie sur une mobilisation telle qu’elle a été définie plus haut est une exigence de tous les jours car seule une « chienlit raisonnée » qui s’appuie sur la dénonciation du mode de fonctionnement de la présidence de Macron - sa personnalité, son entourage - et ses réformes, y parviendra. 

 

Se payer de mots, parler de guerre civile à propos des manifestations et de leur gestion par l’Elysée, c’est faire le jeu des médias ; c’est diaboliser les manifestants et justifier la gestion des manifestations sur un mode de la terreur par les services d’ordre car enfin, qui a envie d’une guerre civile ? Personne ! Et si les salariés ( le prolétariat) ne sont pas révolutionnaires (Lénine a compris ça très tôt), ils ne sont pas non plus des professionnels de l’insurrection.

Comme personne ne souhaite une guerre civile, vers qui la population va-t-elle se tourner pour conjurer ce danger ? Vers les manifestants ? 
Certainement pas. Tous se tourneront vers les forces de police. 

Aussi, il faut au plus vite cesser de croire que les rêves des uns sont ceux de tous les autres. 

 

Rappelons que " l’émotion est le pire des mensonges quand il s’agit d’éclairer la vérité" — (copyright Serge ULESKI.) 

Nous tous devons gérer autrement notre frustration et l’impuissance (quoique relative) qui est celle des médias dits "alternatifs". La bonne nouvelle est qu'on ne change pas le monde à coups d’éditoriaux cinglants. Aucun regret donc.

 

 

              Il n’y aura pas de Grand Soir ; personne ne souhaite renverser la table et virer les convives ; aucune majorité n’y est disposée. En revanche, une mobilisation de type "sanction électorale, manifestations, grèves et recherche du soutien des People", apporte la confirmation et l'assurance auprès de quiconque occupe l’Elysée, qu’à tout moment son fauteuil peut vaciller ainsi que son gouvernement et sa majorité à l’Assemblée.

 

C’est un signal fort que tous les élus (locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européen) n’oublieront pas de sitôt. C’est bien ce que toutes les mobilisations de ces dernières années,  de la ZAD de notre dame des Landes aux Gilets jaunes en passant par les Bonnets rouges, ont prouvé. 

 

          Certains d’entre vous cherchent obstinément une révolution… mais vous l’avez là, sous vos yeux depuis cinq ans ! charge pour tout un chacun de faire en sorte qu'elle prospère.

 

___________

 

Pour prolonger, cliquez : Le MediaTV, soirée KolleKthon

 

 

 

PS 

 

On l'aura compris : ce qui compte vraiment, c’est de rester mobilisés, chacun dans sa région, son département, sa ville, son quartier, sa rue à propos de ce qui doit être préservé (services locaux) ou dénoncé (risques sur la santé, corruption des élus, plan d'urbanisme inique). 

C’est la seule alternative : subir ou lutter : ZAD de notre Dame, Bonnets rouges, Gilets jaunes comme précédents et références.

Car la reconstruction d’une gauche véritable n’est plus possible ; le clivage étant aujourd’hui le suivant : souverainistes contre mondialistes ; d'autant plus que la crise environnementale et les conséquences des politiques qui devront être mises en place et qui toucheront en priorité les plus faibles, les plus précaires, viendront bientôt mettre tout le monde au pied du mur. 

La dite "transition écologique" se fera quoi que l’on dise dans la récession : gâteau moindre, partage moindre ; le capitalisme y réfléchit depuis une bonne trentaine d'années maintenant car, que l'on ne se fasse aucune illusion : le Capital n’acceptera pas une baisse de retour sur investissement, une baisse de rendement de son capital ; c’est lui qui décidera une nouvelle fois, des politiques à mettre en place, quand et comment, face à un environnement de plus en plus hostile (inondations, pollutions irréversibles, tempêtes) appelé à menacer sérieusement ses intérêts : raréfaction des ressources énergétiques, déplacement massif de population, des sites de production à l’arrêt faute d'approvisionnements, des marchés rendus inaccessibles, réduction drastique de la surface des terres arables et de l'eau, circulation des biens compromise etc.....

Force est de constater que le Capital n’a de cesse de s’y préparer et de nous y préparer depuis les années 80 avec la financiarisation à outrance de l’économie ( faire de l’argent avec de l’argent ; idée géniale quand on ne peut plus rien produire : bourse + 25% ;  taux de croissance 1.5 %) tout en organisant pour les années à venir des baisses drastiques des niveaux de vie et des protections sociales dans les pays (zones économiques) les plus riches (USA - Europe) et les plus protecteurs (Europe) : soit une zone géographique marginale à l’échelle du monde.

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